Éditions emareva, Magazine et Blogs littéraires, Promotion d'auteurs, Écrivains, Littérature gratuite, Auto-édition, Auteurs et Manuscrits en ligne

Éditions en ligne, extraits de manuscrits, romans, textes / Blogs d'auteurs et Promotion Littéraire.

Éditions emareva, Magazine et Blogs littéraires, Promotion d'auteurs, Écrivains, Littérature gratuite, Auto-édition, Auteurs et Manuscrits en ligne. Littérature et lecture gratuite en ligne, publication partielle ou intégrale de Manuscrits de littératures diverses. Bibliographies, Écrivains, Extraits de Romans, de Recueils, Articles, Promotions et Référencement Littéraires.

AccueilApartéMagazine
BiographiesBibliographiesÉditeursAnnuaireForum

Google
 

Artistes | Référencement | Création sites | Graphiste, styliste | Illustrateur jeunesse | coloriages

ROMAN CONTEMPORAIN "REALITY SHOW " - par Emmanuelle Mairet - RECEVOIR LE LIEN VERS LE PDF, POUR S'IMPRIMER LE MANUSCRIT

Reality Show est déposé à la SDGL, et la couverture emareva© est déposée également. Une charte protège autant les auteurs que leurs lecteurs, Éditions emareva, Blogs d'auteurs et Promotion d'auteurs se voulant clair dans ses prérogatives.

Première de Couverture - pages 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10 - 11 - 12 - 13 - 14 - 15 - 16 - 17 - 18 - 19 - 20 - 21 - 22 - 23 - 24 - 25 - 26

27 - 28 - 29 - 30 - 31 - 32 - 33 - 34 - 35 - 36 - 37 - 38 - 39 - 40 - 41 - 42 - 43 - 44 - 45 - 46 - 47 - 48 - 49

p6 Page Précédente < > Page suivante

gent à reporter l’affaire qu’à loger tout le monde. Même ceux qui avaient une famille qui les attendait ont préféré cette solution.
-Ce qui prouve au moins qu’ils sont allés au bout de leurs revendications… Quelque part c’est respectable. Nous, sur la côte, on a rarement ce genre de souci, pas à Hollywood.
-Peu chère…
-Idiot.

C’était la première fois qu’Anaïs séjournerait chez son frère. Une seule petite semaine, mais c’était déjà ça. Il faut avouer qu’avant, Rick n’aurait pas pu l’héberger. Il avait quitté son studio du 12ème au début de l’année, et il était plutôt content de cette coïncidence. Enfin, il espérait que sa dernière acquisition lui conviendrait. Elle qui prenait toujours une chambre dans un quatre étoiles! Il avait fait et ferait de son mieux. Quand bien même, ensuite elle rejoindrait Gary au Ritz, pour quinze jours. Il lui faisait confiance pour en profiter.
Gary était styliste-costumier. Ce qui expliquait qu’Anaïs ait atterri à Hollywood, alors qu’un avenir déjà prometteur s’ouvrait à elle. Mais ce petit bout de femme était étonnant. Elle avait d’abord couronné ses études d’un franc succès. Puis son charisme et sa perspicacité l’avait vite promue. Elle avait débuté dans un grand cabinet New-yorkais et sa réputation s’était rapidement assise. Elle était respectée autant par ses supérieurs, ses collègues que ses rivaux. D’autant que pour la profession elle été plutôt jeune, en plus d’être une femme. Elle avait sauté deux classes du primaire et avait fini son secondaire dans une école pour enfants précoces, ceci explique cela. La hâte de quitter le bercail ou sa sœur pourrissait son quotidien? allez savoir? En tout cas, bachelière à quinze, elle était arrivée sur la scène juridique à l’âge auquel d’autres commencent à peine leurs études. Certes, au départ cela lui avait plutôt valu quelques plaisanteries et une réelle ségrégation. Mais excellente assistante, elle avait vite eu le loisir de directement prouver ses capacités au barreau. Ses premières victoires avaient fini de la placer à l’égal des plus redoutables.
Ensuite, lorsqu’elle s’était envolée pour LA, elle n’avait pas hésité. Elle avait ouvert son propre cabinet et n’avait eu à s’en plaindre. Comme si New York était à côté, sa notoriété avait dépassé la distance. Très vite, on lui avait confiée des affaires plutôt aisées, vu ce à quoi elle avait été habituée. Dans ces nouveaux quartiers chics, il n’avait plus été question de mœurs, de crimes ou de trafics d’influences. Non, elle avait plutôt mené des procès pour diffamation, ou non respect de clauses contractuelles et autres petits soucis qui tourmentent journellement les stars du show biz. Cela peut paraître grotesque, mais quand on mesure les sommes démentielles en jeu, cela prend vite une autre valeur.
Anaïs avait réussi. Son Gary n’en valait pas moins dans sa branche. Et cela leur avait permis de consolider leur idylle. Ils étaient pratiquement inséparables et s’aimaient profondément. Depuis maintenant cinq ans qu’ils partageaient leurs vies, aucune ombre n’avait terni leur histoire. Pour Rick, à l’instar de celui de ses parents, ce couple lui donnait espoir. Lui, ne pouvait se vanter d’un tel salut…

En tous les cas, Gary aurait plusieurs essayages pendant une dizaine de jours. Il laissait donc aux frangins l’opportunité de se retrouver à plein temps. Les amoureux s’étaient arrangés pour ensuite s’octroyer une quinzaine de répit, que tous les deux. Puis ils retourneraient à leur effervescence journalière.

Enfin arrivés. Dès qu’ils entrèrent, Anaïs partit dans de franches éloges. Ce loft était splendide. Son frère ne lui avait jamais laissé entendre qu’il avait investi dans un tel bijou, surtout pas Quai d’Orsay.
-C’est magnifique… As-tu décoré toi-même ou as-tu fait appel à un décorateur?
-Tu cherches à m’encenser là.
-Non, je t’assure, je suis sur les genoux.
-Et pourquoi crois-tu que je me décarcasse?
l’espace d’un instant, il se rappela la description qu’il avait faite de lui à son copain internaute… Oui, cette fois il avait dépassé les bornes. Tant pis…

Du hall d’entrée, Anaïs pouvait apprécier l’ensemble d’un coup d’œil. A gauche, une cuisine américaine desservait la salle à manger, juste à côté du salon.
-Il y a aussi un bureau et deux chambres.
Lui indiqua Rick en désignant les portes à chaque extrémité de cette grande pièce. Il la débarrassa de sa veste et l’invita plus avant.
Le mobilier était très moderne. Bois laqué, étagères de verre suspendues à quelques câbles, spots sur rails et stores. Plus épuré, cela aurait été difficile, mais Anaïs aimait. Cela la changeait de surcroît. Elle, avait opté pour une décoration très orientalisée. Mosaïques, bas reliefs, tentures brodées, tapis persans, poufs, céramiques, cuivres et autres objets arabisants ornaient sa demeure, en faisant presque un réel palais. Elle adorait, c’était son monde. Et puis tout lui remémorait ses nombreux voyages en Afrique du Nord. Maroc, Algérie, Tunisie ou Egypte étaient ses destinations privilégiées. Elle était aussi passée par la libye, Israël ou le Liban. Hélas les aléas politiques et les guerres l’avaient empêchée de revoir les beaux pays d’où sa mère venait. Déçue, blessée et par la force des choses, elle n’y était guère retournée. Enfin, les grands espaces vides la reposaient, ce serait donc parfait pour la détendre le temps des vacances. Elle n’en savourerait que davantage son chez soi à son retour.

Anaïs s’avança vers la salle de séjour qui était véritablement unique. Il suffisait de faire trois pas pour se retrouver au dessus de ce coin salon bien particulier. Il fallait ensuite emprunter trois petites marches qui vous menaient droit sur le tapis haute laine. Ce véritable cocon se renfonçait dans le sol et il s’en dégageait un réel apaisement. Un dôme de verre surplombait le tout, finissant d’apporter la luminosité nécessaire pour cette atmosphère qui la décontractait déjà. Elle descendit dans la circonférence douillette et ne résista pas : elle ôta ses bottines et ses mis-bas pour mieux apprécier ce tapis qui couvrait toute la surface circulaire. Ses petits orteils se crispèrent de plaisir pendant qu’elle continuait son tour d’horizon. Au centre une colonne montait jusqu’à traverser la coupole, c’était la cheminée. Des canapés habillaient tout la périphérie de cette serre atypique et quelques dessertes venaient s’encastrer tous les deux-trois coussins, histoire de pouvoir poser son verre ou son livre. C’était vraiment beau. Le tout dans des coloris très clairs et harmonieusement mariés. Elle regarda son frère et lui fit un large sourire.
-Si Gary voyait ça!
Sans le savoir, elle flattait Rick plus qu’il ne l’aurait désiré. Eux, habitaient une demeure digne des plus grandes villas de Beverly Hills et il avait du mal à croire que son petit loft lui fasse autant d’effet. Mais il savait qu’Anaïs n’était jamais hypocrite, pas avec lui.
Devant eux, des baies vitrées coulissantes invitaient sur une terrasse, elle ne se retint pas. Pieds nus, elle sortit. Rick était à ses côtés et lui expliqua les travaux qu’il comptait encore y faire. A la fin ce serait une patio agréable, avec des chaises longues, une table où déjeuner, une balancelle pour quelques clairs de lune romantique (il n’allait pas rester célibataire indéfiniment) et plein de plantes pour donner vraiment la sensation d’exotisme dont il rêvait. Elle se pencha pour regarder au loin le panorama. Presque que du vert, sur la droite, elle pouvait même apercevoir le jardin des tuileries.
-Tu es vraiment privilégié. Je ne pensais même pas que ce genre d’appartement existait, au cœur de Paris. Avec une terrasse presque insultante quand tu penses à tous ces pauvres gens entre leurs quatre murs, dans des blocs de béton. Tu as l’espace, la vue et la verdure… Je sais maintenant pourquoi tu restes.
-C’est pas très gentil, tout ça. Tu sais, j’ai sué avant de pouvoir m’installer confortablement. l’an dernier, j’étais encore dans une garçonnière vraiment misérable…
-Ne prends pas la mouche! Que devrais-je dire. A Beverly, tu es privilégié ou tu n’existes pas. En réalité, je suis aux anges de te voir si bien loti. Il faut quand même que je te charrie, tu sais que je ne suis pas la reine pour les éloges, même sincères.
Elle se retourna et le serra dans ses bras. Elle était heureuse que son petit frère s’en sorte si bien. Il avait passé une sale période et visiblement il tournait la page… Tant mieux.

Rick désigna ensuite la chambre d’ami à sa sœur, fier de lui indiquer qu’elle y aurait également sa salle de bains personnelle. Ici, la décoration se voulait très douillette et purement française. Les murs étaient ornementés de splendides peintures fleuries, égayées par quelques oiseaux de paradis aux magnifiques ramages. Directement inspirés du seizième, le lit baldaquin, les autres meubles, jusqu’aux rideaux rendaient cette pièce très cossue. Il avait bien fait les choses et Anaïs fut certaine de très bien s’y sentir.
Pour l’occasion, il avait acheté une parure de draps parme, simplement rehaussé d’un fin ruban d’argent. Il ne s’en servirait que pour elle. Sur la coiffeuse, il avait disposé un jeu de serviettes de bain assorties et, autour de la baignoire, il avait joliment arrangé une corbeille contenant différents petits savons. Trois bocaux de sels venaient compléter cette panoplie digne des meilleurs instituts. Satisfait, il invita sa sœur à se délasser avant de le rejoindre au salon.

-Que veux-tu boire?
-Ho, ce que tu veux.
-Pomme, raisin, citron. dis.
-Raisin alors.
Sa sœur était dans la salle de bains, il entendait l’eau couler. Il en profita pour rapidement poser son cadeau sur son oreiller et s’enfuit comme un gosse.
-Mais… Qu’est-ce que… Rick! Tu es incorrigible, elle apparut tout en ouvrant le flacon. Dans l’entrée, face au grand

p6 Page Précédente < > Page suivante

Première de Couverture - pages 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10 - 11 - 12 - 13 - 14 - 15 - 16 - 17 - 18 - 19 - 20 - 21 - 22 - 23 - 24 - 25 - 26

27 - 28 - 29 - 30 - 31 - 32 - 33 - 34 - 35 - 36 - 37 - 38 - 39 - 40 - 41 - 42 - 43 - 44 - 45 - 46 - 47 - 48 - 49

 

 

ROMAN CONTEMPORAIN "REALITY SHOW " - par Emmanuelle Mairet - RECEVOIR LE LIEN VERS LE PDF, POUR S'IMPRIMER LE MANUSCRIT

 

Charte & Confidentialité / Propriété Intellectuelle / Vos droits en tant qu'auteurs

Plan de Site | Partenaires | Amis | Newsletter
me contacter : emareva@free.fr
Référencement | webdesigner / styliste | Agenda et annuaire artistes / Magazine Arts | Coloriages | Illustrateur | Banque images | infos service social
Je suis avant tout une créative, de formation styliste. Le développement internet augure d'intégrer les prestations de créations de site et de référencement… Passionnée, j'utilise la toile web aussi pour exposer mes passions, L'art et l'univers enfant. Vous connaissez mon atelier de coloriages et peut-être aussi mes talents d'illustrateur enfant… mais encore mon magazine et annuaire artistique pour les arts et artistes et le magazine enfants. Enfin, mon tout dernier né : la-visionneuse.com… résultat de mes longues et vaines recherches de visuels libres de droits. Cette banque photos est directement tirée de mes archives… là aussi, quelques photographes m'accordent leur soutien. Pensez-y, vous pouvez y partager vos photos, et vous faire une place dans l'annuaire photographes.
Annuaire photo | Annuaire Référencement | Annuaire éditions | Annuaire emarevacrea | Annuaire emareva | Annuaire enfants
URSAFF U06018900649 - CODE APE 748K - SIREN 440 361 483 - SIRET 440 361 483 000 17