Éditions emareva, Magazine et Blogs littéraires, Promotion d'auteurs, Écrivains, Littérature gratuite, Auto-édition, Auteurs et Manuscrits en ligne. Littérature et lecture gratuite en ligne, publication partielle ou intégrale de Manuscrits de littératures diverses. Bibliographies, Écrivains, Extraits de Romans, de Recueils, Articles, Promotions et Référencement Littéraires.
|
|---|
ROMAN CONTEMPORAIN "REALITY SHOW " - par Emmanuelle Mairet - RECEVOIR LE LIEN VERS LE PDF, POUR S'IMPRIMER LE MANUSCRITReality Show est déposé à la SDGL, et la couverture emareva© est déposée également. Une charte protège autant les auteurs que leurs lecteurs, Éditions emareva, Blogs d'auteurs et Promotion d'auteurs se voulant clair dans ses prérogatives. |
|---|
Première de Couverture - pages 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10 - 11 - 12 - 13 - 14 - 15 - 16 - 17 - 18 - 19 - 20 - 21 - 22 - 23 - 24 - 25 - 2627 - 28 - 29 - 30 - 31 - 32 - 33 - 34 - 35 - 36 - 37 - 38 - 39 - 40 - 41 - 42 - 43 - 44 - 45 - 46 - 47 - 48 - 49 |
|---|
p44 Page Précédente < > Page suivante plus rien pour la booster. Tout le monde avait bien essayé de lui trouver de futurs nouveaux centres d’intérêts, mais elle n’avait répondu que par des haussements d’épaules et une moue affreuse… Dereck l’attendait, il ne fallait pas s’inquiéter, ils allaient se retrouver et remonter la pente. Il ne se passa pas plus d’un mois pour que les choses se précisent. Rick reçut un jour un recommandé visiblement très officiel des autorités américaines. Enfin, c’était ce qu’il avait cru au début… Il était environ 11h, il avait un peu joué avec ses bébés, chose qu’il faisait tous les jours en rentrant du boulot et les avait couché pour la sieste, avant de s’installer dans le sofa. Patty préparait le déjeuner et lui racontait d’une voix enjouée ses plaisirs de maman. -Eloïse est passée d’ailleurs ce matin. Elle m’a présenté son fiancé. Qu’est ce qu’il est beau! Et courtois en plus. Quand Rick arriva au ranch, il y trouva Miranda, seule, limite traumatisée. Elle avait congédié tout le personnel. Elle avait une mine affreuse et n’avait pas prononcé un mot tant que son frère n’avait pas engagé la discussion. Il était entré dans cette maison où il avait vécu de si bons moments, qui sentait le renfermé et qui était maintenant aussi sombre que triste. Les volets étaient pratiquement tous fermés et, machinalement, Rick avait commencé par tous les ouvrir. Alors ils avaient vu dans qu’elle solitude avaient fini leurs parents. Partout la poussière avait recouvert les meubles, à des endroits la moisissure avait même commencé à gagner du terrain. On pouvait exactement deviner comment Laïla et Dereck avaient vécu ces derniers temps…Le lit dans leur chambre, leur petite salle de bain et l’évier étaient les seuls endroits où le plumeau ne ramasserait rien. Sinon, sur la table de la salle à manger, un vrac de courrier avait été jeté là, les enveloppes encore fermées… Des piles de magazines, de revues, de dépliants étaient entassées par-ci, par là, un peu partout… Dans la cuisine, c’était pire, ils ne se nourrissaient quasiment plus. Le frigo était littéralement vide, sauf deux-trois casseroles puantes de restes d’on ne savait quoi… Dans les placards, ils retrouveraient aussi quelques boîtes, parfois périmées, ou d’autres paquets infestés de vers ou de charançons… l’horreur…Parce qu’ils ressentiraient, ils verraient pourquoi leurs parents avaient finalement décidé leur mort. Dès lors, quand ils étaient revenus au ranch, Rick avait pu voir qu’elle fouinait discrètement, que cela la travaillait. Ce n’était pas tout, alors que leurs parents leur avaient facilité la tâche en étiquetant jusqu’au moindre cure-dents, elle ne se suffisait pas de simplement prendre et d’emballer pour remplir les grands cartons où ils avaient écrit leurs prénoms au marqueur. Non, elle tournait en rond, repérant d’abord ce qu’elle aurait aimé garder, et se jetant presque sur la chose pour se l’approprier, vérifiant sur le champs si son prénom était en dessous. Quand son nom apparaissait sur la petite étiquette, elle souriait; sinon, la moue triste, elle se retournait vers son frère, trouvant toujours le bon prétexte pour finalement s’accaparer ce sur quoi elle avait jeté son dévolu. Cela n’aurait pas tant gêné Rick si cette démarche avait été sincère, mais il s’avérait comme par hasard qu’elle avait un faible pour tout ce qui brillait ou qui devait valoir quelque chose. Et aussi ça lui faisait bizarre. Comment quelqu’un qui a ruiné la vie de ses parents, peut-il désirer emporter “leurs restes” chez lui, sans craindre d’être hanté. Comment cette Miranda pouvait-elle reluquer cette coiffeuse, ou encore cette commode et le reste… Le désir de posséder… de posséder ce qui avait appartenu à ces êtres qu’elle avait usé à petit feu, comme pour les tenir jusqu’au bout. Ou comme pour avoir au moins ça d’eux… Rick ne captait pas. De ce fait la goutte avait vite débordé du vase. Rick n’avait nullement l’intention d’emporter tout ce que ses parents avaient prévu de lui laisser, il avait donc 2 marqueurs, le rouge et le noir, Le premier pour marquer les cartons qu’il garderait, le second pour le reste, ce qu’il n’avait pas encore idée de ce qu’il ferait. Tout basarder ne lui effleurait pas l’esprit. Mais une fois de plus, il voulait éviter de s’étouffer dans le regret, il savait que de tout garder ne l’aiderait pas à faire son deuil, il stockerait peut-être tout à la cave pour plus tard… Il ne savait pas, mais il ne se voyait pas remplir son appartement parisien de toutes ces choses qui lui brisaient finalement le cœur. Contrairement à d’autres, ce n’était pas de cette façon qu’il voyait les choses, il voulait conserver une image vivante de ceux qu’il aimait, de ceux qu’il avait perdu, pour ainsi dire toute sa famille, et ce n’était pas en s’entourant de tout ça qu’il le ferait. Tout ça, lui rappelait justement qu’ils étaient morts, et il les revoyait par flashes allongés dans leurs cercueils. Son père, sa mère, sa sœur, Diane, tous…Non, il préférait se souvenir d’eux vivants. Il était parti sur le champs, il en avait gros sur la patate. Elle était retournée à l’intérieur et avait continué d’emballer, de ranger, de ramasser… Comme si de rien, trop affairée à ramasser… Un vautour, ni plus ni moins. En réalité, elle ne savait pas par quel bout commencer. Dès qu’elle posait les yeux sur quelque chose, les souvenirs jaillissaient et elle se replongeait dans le passé, palpant l’objet, le reposant, ouvrant les tiroirs, farfouillant à l’affût d’on ne savait quoi…Elle avait déambulé longtemps, ruminant sa colère… et sa frustration. Que croyait-elle, qu’elle tomberait sur un trésor? Un secret caché qui changerait toute se vie? On en avait l’impression… Elle était à l’affût. Peu à peu elle s’était heureusement calmée. A la tombée de la nuit, elle était sortie et s’était promenée dans les grands bâtiments des écuries, maintenant vides. Elle avait humé le foin, était passée dans chaque box, plus un cheval, plus de bétail non plus, tout était parti le mois dernier, lors d’une grosse vente organisée par sa mère. Elle avait fini par s’allonger à la belle étoile au milieu d’un pré. Elle était seule, seule sous les étoiles, seule au monde, les bruits de la nuit p44 Page Précédente < > Page suivante |
|---|
Première de Couverture - pages 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10 - 11 - 12 - 13 - 14 - 15 - 16 - 17 - 18 - 19 - 20 - 21 - 22 - 23 - 24 - 25 - 2627 - 28 - 29 - 30 - 31 - 32 - 33 - 34 - 35 - 36 - 37 - 38 - 39 - 40 - 41 - 42 - 43 - 44 - 45 - 46 - 47 - 48 - 49 |
|---|
ROMAN CONTEMPORAIN "REALITY SHOW " - par Emmanuelle Mairet - RECEVOIR LE LIEN VERS LE PDF, POUR S'IMPRIMER LE MANUSCRIT |
|---|
Charte & Confidentialité / Propriété Intellectuelle / Vos droits en tant qu'auteursPlan de Site | Partenaires | Amis | Newsletterme contacter : emareva@free.fr
Référencement | webdesigner / styliste | Agenda et annuaire artistes / Magazine Arts | Coloriages | Illustrateur | Banque images | infos service socialAnnuaire photo | Annuaire Référencement | Annuaire éditions | Annuaire emarevacrea | Annuaire emareva | Annuaire enfantsURSAFF U06018900649 - CODE APE 748K - SIREN 440 361 483 - SIRET 440 361 483 000 17 |
|---|