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ROMAN CONTEMPORAIN "REALITY SHOW " - par Emmanuelle Mairet - RECEVOIR LE LIEN VERS LE PDF, POUR S'IMPRIMER LE MANUSCRITReality Show est déposé à la SDGL, et la couverture emareva© est déposée également. Une charte protège autant les auteurs que leurs lecteurs, Éditions emareva, Blogs d'auteurs et Promotion d'auteurs se voulant clair dans ses prérogatives. |
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p40 Page Précédente < > Page suivante et voulait s’occuper des affaires de sa mère la tête libre. Elle était fille unique et se retrouvait non seulement héritière d’un manoir bondé de souvenirs (des breloques les plus insignifiantes aux objets rares que quelques antiquaires convoitaient déjà.). Elle avait aussi à prendre en main le portefeuille de sa mère, une rentière qui avait visiblement su mener sa barque. Mais surtout elle devait accuser le coup. Célibataire endurcie, elle entretenait une relation quasi fusionnelle avec sa maman et ce depuis toujours. Son physique ne l’aidant d’abord pas, elle avait quitté très tard le manoir de Deauville, presque trop tard…C’était sa mère qui lui avait pris sa boutique, décidée à aider sa fille à couper “le cordon ombilical”… Mais longtemps après ça Jade avait continué de faire d’incessants allers-retours, ne se résignant pas à quitter résolument son nid d’enfance, le seul endroit où elle se sentait chez elle, à l’abri…C’était sa réussite à Paris qui l’avait peu à peu obligée, mais le désert qu’était sa vie sentimentale la rabattait toujours vers d’anciennes habitudes. Elle revenait dès qu’elle le pouvait et sa chambre au manoir ne restait pas longtemps inhabitée. Bref, elle avait donné congés à Patty et continuerait de la rémunérer… La question financière ne l’inquiéterait plus dorénavant… Elles aviseraient plus tard pour le reste, lorsqu’elle aurait les idées claires. Laïla et Dereck n’avaient donc pas lésiné et la villa était un vrai palace où chacun pouvait trouver assez d’intimité et d’indépendance. Les gens de maison n’étaient pas en reste et une intendance digne d’un chef d’état avait été réservée pour que tous trouvent tout le confort souhaité. Pour le moment, alors que la petite famille vaquait à des occupations bien estivales, les employés s’affairaient comme de vraies fourmis. Les Wilson avaient prévu un petit cocktail qui devait fêter leur réunion au gros complet. Un magnifique feu d’artifice était même prévu pour couronner… le bouquet final. A ce stade de douleur général, il est difficile de raconter… toujours est-il que les Wilson décidèrent de rentrer le soir même. Rick était rentré les yeux rougis par la douleur et avait acquiescé, prenant place au salon… où tout le monde s’était installé. Ils étaient tous muets. Miranda irait avec eux, il en était ainsi. Elle avait longuement discuté avec Paul et lui avait dit qu’elle ne reviendrait plus. Elle voulait rentrer et tout oublier. S’occuper de l’enfant qu’elle aurait et de ses Parents. Elle lui avait même avouer qu’il avait raison sur toute la longueur, que ce n’était pas le père et qu’un test de paternité le confirmerait… Effectivement, elle lui avait simplement demandé de lui accorder son pardon, pour tout ce qu’elle avait fait. Miranda avait bien insisté sur le fait que rien n’était récupérable, et pendant encore un long moment, elle lui avait décrit ses machinations passées… comme pour définitivement se racheter mais surtout le dégoûter. Cette pilule qu’elle continuait à prendre, cette stérilité donc fausse, ses amants, le vol des substances dans le sous-sol… Et puis un tas d’autres petites anecdotes que Paul ne se rappelait plus, les derniers événements ayant pris le dessus sur tout. Bref, devant cette femme qu’il aimait tant et qu’il voyait pour la première fois s’exprimer sereinement, posément et ce pour avouer ses fautes, il ne put que comprendre que c’était fini… Il ne tenta rien, ils s’étaient étreints un long moment… Miranda avait alors éclaté en sanglots: Avec l’accord de Rick, Patty était entrain d’organiser leur retour à tous, c’était le moins qu’elle puisse faire. Il partirait aussi, il ne pouvait pas laisser ses parents… Elle était donc en ligne avec l’aéroport, Miranda lui fit signe de rajouter aussi un billet pour elle. Patty aurait pu s’interroger mais c’était vrai qu’une autre lueur passait dans les yeux de la jeune fille. Elle n’avait besoin de personne pour savoir qu’on la laisserait aller aux funérailles de sa sœur. Sœur qui lui avait tant tardé de connaître, et qu’elle ne verrait pas. Elle pris aussi un retour vers Paris, pour elle et Paul. Elle resterait quelques jours de plus, c’était elle qui résilierait le bail, congédierait le personnel et tout et tout… Rick l’en avait priée et elle avait pris tout le dossier, il lui avait laissé un chéquier signé; le propriétaire avait toutes les photocopies utiles, il ne ferait pas de problème, d’autant que Rick soldait la totalité du bail.
CHAPITRE 20 Cette tragédie marqua un réel tournant dans la vie de tous. Miranda s’installa chez ses parents au grand regret de Rick. Au début, il avait bien essayé de décourager ses parents, même sa sœur, pour le moment assez lucide pour peut-être comprendre qu’il valait mieux prendre un petit studio en ville. Très vite il avait lâché prise. Laïla et Dereck ne laisserait pas leur fille partir à la dérive, de la garder au ranch était le meilleur moyen et puis ça poursuivrait ce qui avait déjà été acquis à la villa. Quoi de mieux que de se retrouver chez soi, dans sa maison “natale”? Avant, fallait-il encore régler le pire… Les funérailles et tout ce que cela signifie rendirent les jours suivant exécrables, douloureux. Rick accompagna ses parents aux pompes funèbres et ne pû s’empêcher de juger. Quel affreux commerce. Certes on en avait besoin… mais il trouvait ça malsain, cette vitrine de cercueils, plus ou moins chers, selon le bois choisi, les fioritures et le reste. N’était-ce pas devant la mort que nous redevenions tous égaux. Non, jusqu’au dernier moment certains suçaient ce qui pouvait l’être. Quelle aubaine! p40 Page Précédente < > Page suivante |
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