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Eric Galardelli - auteur contemporain > présentation et biographie

« La maison des autres » (déposé SDGL)

Depuis combien de temps est-il détenu dans les locaux de la police de Miami ? Que lui veut-on ? Quand vont-ils comprendre qu’il n’a rien à voir dans toute cette histoire ?
Reprenons depuis le début… Cette année, les vacances sont l’occasion pour Jean-Marc et Stéphanie Rinaldi de partir avec leurs deux enfants. Direction la Floride. Parce que le voyage coûte cher, ils ont même réussi à trouver un hébergement gratuit et simple : ils ont échangé leur maison avec un couple américain désireux de venir se reposer quelques jours en Corse. Et leurs espoirs ne sont pas déçus : la villa est magnifique et le dépaysement total. Seul un évènement venu d’Outre-atlantique va pouvoir les empêcher de terminer sereinement leur séjour. La villa de leur voisin a été plastiquée. Une explosion, en pleine nuit. Et par la même occasion, voilà que la jeune américaine disparaît. Pourtant, Jean-Marc n’est pas au bout de ses surprises. Lorsque la police le suspecte d’être mêlé à toute cette histoire et d’être en lien avec les terroristes, il comprend que la partie est loin d’être gagnée…

Critique : Et si quelques secondes vous sentiez votre vie basculer ? Et si vous vous sentiez d’un seul coup étranger à l’image que les autres veulent vous donner ? En plein cœur des préocupations politiques actuelles, ce thriller palpitant n’a de cesse de nous interroger. De Porto Piana à Miami, de la mentalité Corse aux obsessions américaines, « La maison des autres » navigue de part et d’autre de l’océan et vous fait pénétrer dans une histoire capable de vous faire revoir vos projets de vacances…

Extrait

Etes-vous certain que vous n’avez rien d’autre à nous apprendre sur vos amis les terroristes Corses ?
Le traducteur de la police de Miami mettait le ton, traduisant patiemment les questions de l’inspecteur Bridges. Cela faisait quarante huit heures que Jean Marc Rinaldi était interrogé dans ces locaux, les mêmes qu’il avait photographiés quelques jours auparavant avec ses enfants. Ce bâtiment avait attiré leur attention en passant sur US 1, la nationale qui traverse Miami de part en part. Les enfants avaient été amusés par la voiture de police grandeur nature, fixée en travers de la façade de l’immeuble de deux étages, aux murs aveugles, donnant l’illusion qu’elle roulait sur les murs.

Regarde Papa, la voiture de Spiderman !! Ho, arrête-toi ! s’étaient-ils écriés en cœur.
Il avait fallu faire une halte pour immortaliser l’instant, sans savoir que quelques jours plus tard il serait lui-même interrogé dans ces locaux.

Il prit son temps pour répondre à l’inspecteur, las du flot incessant de questions auxquelles il ne comprenait rien.
Je vous l’ai déjà dit, je ne fréquente pas de nationalistes, je suis républicain et n’ai aucun point commun avec leurs idées, je ne comprends pas ce qu’il a pu se passer.
Que savez-vous sur les disparitions qui se produisent à Porto Piana ?
Il n’y a pas eu de disparition depuis des années, et elles ont toutes été élucidées, il ne peut pas y avoir de rapport avec celle-ci !
Comment pouvez-vous l’affirmer ?
Toutes les affaires remontent aux années 70, c’est calme aujourd’hui, mis à part quelques plasticages comme dans le reste de la Corse.
Vous semblez trouver ça normal !
Pas du tout, mais il y a une banalisation de la violence, je vous répète que je ne sais rien, vous perdez votre temps. Demandez un rapport sur moi à la police Française. Vous verrez bien !
Nous l’avons demandé, nous verrons bien ce qu’ils savent sur vous.
C’est tout vu !
Heureusement, Stéphanie avait eu l’autorisation de quitter le territoire Américain avec les enfants, à la date prévue. Dans un premier temps, elle avait refusé de rentrer sans son époux, mais il était parvenu à la convaincre de ne pas ajourner son départ.
Rentres à la maison, ce sera mieux pour les enfants, et puis l’école va reprendre, et tu me seras plus utile là-bas, tu pourras agir, on connaît du monde !
Mais combien de temps ça peux durer ? Et si on t’inculpait ? Ils sont totalement paranos ici !
Mais non, ils n’ont rien contre moi, une citoyenne Américaine à disparu alors qu’elle séjournait chez nous, ils font leur enquête, c’est tout. Quand le rapport des autorités françaises leur parviendra, ils verront bien qui je suis. Ne t’inquiète pas.
S’il mettait toute son énergie à la rassurer, dans son for intérieur, il n’en était pas moins inquiet, mais n’en laissait rien paraître. Pour le moment, une seule chose comptait pour lui. Que sa famille rentre en France, à l’abri.
Bientôt ce cauchemar serait terminé, et on lui rendrait son passeport. Mais pour l’heure, il était confiné dans une petite salle d’interrogatoire, aux murs peints en gris, seulement meublée de trois chaises disposées autour d’une table, un miroir, probablement sans tain était fixé sur l’un des murs. Bref, un vrai film, sauf que là, les acteurs risquaient gros. Tout avait pourtant commencé comme dans un rêve.

(…)

Porto Piana, deux heures quinze du matin, une impressionnante détonation déchire la nuit calme. Derek dort profondément quand la maison est secouée par un tremblement de terre dont il évalue la magnitude à six sur l’échelle de Richter. Des bruits de verre cassé font suite à la secousse, puis dans le silence revenu, une pluie de débris grêle le toit de la villa.
Affolé, il s’est levé d’un bon et se dirige vers l’entrée de la maison, dans le salon, une fenêtre a éclaté sous le souffle, malgré le double vitrage. Complètement désorienté, il ouvre la porte et sort sous le porche. Etait-ce un tremblement de terre ou un des légendaires plasticages qui font le charme des nuits Corses ? Il n’arrive pas à réfléchir, l’esprit encore embrumé. Il inspecte le jardin, tout est calme en apparences. Lorsqu’il se tourne sur la droite, il remarque un important panache de fumée blanche qui s’échappe de la maison voisine, la masquant presque totalement.
Shit, souffla-t-il.
De toute évidence, la villa voisine à été visée par un attentat nationaliste. Il avait lu des articles là-dessus sur internet, mais ne pensait pas y être confronté.

A la Gendarmerie de Porto Piana, la secousse a été brutale, et bien qu’habitués, les Gendarmes se sont immédiatement placés en état d’alerte.
Max et Gérard, partez en patrouille, il faut trouver où c’était ! Faites d’abord le tour des administrations, si c’est une résidence secondaire, j’espère qu’on aura un coup de fil, sinon il faudra faire du porte à porte pour trouver laquelle a sauté.
Sur ces mots du Brigadier Chef Dunant, les deux Gendarmes embarquèrent dans une Clio bleue, allumèrent le gyrophare et partirent en patrouille.
Ils avaient déjà patouillé dans toute la ville, sans succès, lorsque le chef les contacta par radio.
Le centrale d’Ajaccio viens de nous contacter, on sait où ça a peté !
On vous écoute chef !
Un individu au fort accent anglais à composé le 17, il avait l’air paniqué et criait que la maison avait explosé. Il a dit qu’il habitait chez Jean Marc Rinaldi, sur les hauteurs, vous voyez où c’est ?
Oui très bien, c’est partit !
Max embrayat et fit crisser les pneus de la Clio qui s’élança en direction du sinistre.

(…)

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