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Mieux connaître emareva Je suis avant tout une créative, de formation styliste. Le développement internet augure d'intégrer les prestations de créations de site et de référencement… Passionnée, j'utilise la toile web aussi pour exposer mes passions, L'art et l'univers enfant. Vous connaissez mon atelier de coloriages et peut-être aussi mes talents d'illustrateur enfant… mais encore mon magazine et annuaire artistique pour les arts et artistes et le magazine enfants Enfin, mon tout dernier né : la-visionneuse.com… résultat de mes longues et vaines recherches de visuels libres de droits. Cette banque photos est directement tirée de mes archives… là aussi, quelques photographes m'accordent leur soutien. Pensez-y, vous pouvez y partager vos photos, et vous faire une place dans l'annuaire photographes.
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ROMAN CONTEMPORAIN "REALITY SHOW " - par Emmanuelle Mairet - RECEVOIR LE LIEN VERS LE PDF, POUR S'IMPRIMER LE MANUSCRITReality Show est déposé à la SDGL, et la couverture emareva© est déposée également. Une charte protège autant les auteurs que leurs lecteurs, Éditions emareva, Blogs d'auteurs et Promotion d'auteurs se voulant clair dans ses prérogatives. |
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p5 Page Précédente < > Page suivante Alors pour ce qui est du RMI, il avait quand même bien exagéré. Enfin, là, il visait d’autres objectifs et la tâche s’annonçait vraiment laborieuse. Il voulait se frotter au cinéma, où il était justement un pur inconnu. Quand bien même quelques-uns tiquent sur son nom, beaucoup désapprouvaient ces sitcoms, “vides de sens et cupides”. Tous ne le sont pas… mais voilà, un cliché le reste, justement parce que s’en est un. Et comme dans tous les métiers, ça aide autant à faire mousser qu’à défriser. Bref, contrairement à ce qu’il connaissait jusqu’à présent, les portes ne s’ouvraient pas à lui et il ramait. Ce soir il avait tout de même poussé le bouchon, et c’est vrai qu’il avait un peu honte. Son personnage l’avait emporté et il avait bien dû le remuer ce Piquick. Il n’était guère dans la dèche comme il le prétendait, et la compassion de son ami l’avait touché. Il s’était senti piteux à le titiller ainsi dans le seul but d’aiguiser ses profils. Enfin, peut-être que l’autre s’amusait-il aussi. Allez savoir? Ceci dit, il en doutait. C’est peut-être pour cette raison qu’il poussait si loin ce Leodivinci. Plus l’un se pommait, plus l’autre se dénigrait et cela le laissait entrevoir quelques facettes d’un milieu qu’il ne pouvait observer que dans les cafés ou la rue. Jamais dans son intimité. Piquick l’avait en quelques sortes infiltré dans ces demeures sordides et il voulait affiner les figures qu’il s’en faisait. Rick s’était finalement assoupi… La discussion avec Piquick était loin, et ses rêves allaient plutôt être bousculés par tout ce qu’il s’était remémoré. Demain serait un autre jour. Il devait passer prendre Anaïs à l’aéroport et se faisait une joie de recevoir sa frangine. Ils ne s’étaient pas revus depuis Noël dernier, qu’ils avaient passé au ranch, et ils auraient un tas de trucs à se raconter.
CHAPITRE 3 10h10. Rick avait une bonne demi-heure d’avance, en plus le vol d’Anaïs était annoncé avec du retard, comme d’habitude. Quelle que soit la compagnie choisie, Rick n’en retenait pas une qui soit irréprochable à ce niveau, surtout sur les longues distances. Il avait donc le temps d’acheter des cigarettes et de jeter un œil dans les boutiques. Il n’avait rien pris pour sa sœur et ne voulait pas avoir l’air bête. Il la connaissait trop bien, elle ne viendrait pas les mains vides. Le fait qu’il lui eut arrangé un petit nid douillet était tout naturel. Il voulait simplement une petite gâterie plus personnelle, la cerise sur le gâteau! Il s’en retourna devant le panneau d’affichage, en profitant pour s’allumer une clope. Il était tombé en panne cette nuit, et son sevrage de la matinée n’était guère fait pour lui plaire. Cela ne lui arrivait jamais, il s’était fait piéger à cause de cette nuit passée à cogiter. Dorénavant, il ferait attention à ne pas épuiser sa réserve. Il avait toujours une cartouche d’avance et se demandait encore comment il avait pu la griller sans s’en apercevoir. Même dans la voiture il n’avait pas déniché l’once d’un paquet, si bien qu’il tira une longue bouffée sur cette cigarette salvatrice et la consuma en cinq sec. Celui qui viendrait la lui faire écraser sous prétexte d’être dans un lieu public risquait gros. Enfin les premiers voyageurs sortirent. Rick sautait de visage en visage, ne cherchant que celui si attendu. Il s’attardait parfois sur une femme au même teint ou aux cheveux auburn, comme si Anaïs avait pu changer de tête en trois mois. Enfin, elle apparut. Elle était splendide, comme d’ordinaire. Une petite femme, toute menue et au corps parfait. Cette fois-ci elle avait passé un jean, histoire d’être à l’aise. Il sculptait parfaitement le galbe de ses cuisses et de ses hanches. Immédiatement se faisait l’envie de savoir quel genre de femme cachaient ces grandes lunettes de soleil. Elle avait un petit blaser en peau de serpent et au col de renard, et ses longs cheveux retombaient en arrière, comme une réelle crinière. Elle avait tout de Laïla, sauf sa peau aussi blanche que du lait. Il avait toujours sa première voiture. Une coccinelle orange qu’il ne vendrait pour rien au monde. D’ailleurs elle paraissait toujours sortie du garage. Rutilante et en parfait état. Il poussait jusqu’à ne jamais écraser ses cigarettes dans le cendrier prévu à cet effet. Non, il préférait baisser sa vitre, passer la main dehors, bien bas pour éviter tout incident idiot, et les jeter sur le bitume. C’était guère écologique, mais c’était ainsi. Anaïs étant non-fumeuse, le problème ne se posait pas. Il ne la polluerait certainement pas. p5 Page Précédente < > Page suivante |
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