Éditions emareva, Magazine et Blogs littéraires, Promotion d'auteurs, Écrivains, Littérature gratuite, Auto-édition, Auteurs et Manuscrits en ligne

Éditions en ligne, extraits de manuscrits, romans, textes / Blogs d'auteurs et Promotion Littéraire.

Éditions emareva, Magazine et Blogs littéraires, Promotion d'auteurs, Écrivains, Littérature gratuite, Auto-édition, Auteurs et Manuscrits en ligne. Littérature et lecture gratuite en ligne, publication partielle ou intégrale de Manuscrits de littératures diverses. Bibliographies, Écrivains, Extraits de Romans, de Recueils, Articles, Promotions et Référencement Littéraires.

En nous envoyant vos projets, vous certifiez, être seul responsable et avoir les droits d'exploitation et d'auteurs des textes et images que vous nous fournissez et vous dégagez ainsi emareva de toute responsabilité, quelle qu'elle soit, et de tout recours par les ayants droit éventuels.





Artistes | Référencement | Création sites | Graphiste, styliste | Illustrateur jeunesse | coloriages

ROMAN CONTEMPORAIN "REALITY SHOW " - par Emmanuelle Mairet

Acquérir l'ebook Reality Show par téléchargement direct :

Attention, n'oubliez pas de cliquer sur cette image une fois votre paiement effectué,

c'est ce bouton qui effectue le téléchargement de l'ebook !!

Reality Show est déposé à la SDGL, et la couverture emareva© est déposée également. Une charte protège autant les auteurs que leurs lecteurs, Éditions emareva, Blogs d'auteurs et Promotion d'auteurs se voulant clair dans ses prérogatives.

Première de Couverture - pages 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10 - 11 - 12 - 13 - 14 - 15 - 16 - 17 - 18 - 19 - 20 - 21 - 22 - 23 - 24 - 25 - 26

27 - 28 - 29 - 30 - 31 - 32 - 33 - 34 - 35 - 36 - 37 - 38 - 39 - 40 - 41 - 42 - 43 - 44 - 45 - 46 - 47 - 48 - 49

p3 Page Précédente < > Page suivante

Cela renchérissait leur image et Patty y trouvait matière à s’affirmer autant qu’à détourner les avances de quiconque. Tu parles, s’affirmer dans une différence, un caractère, qui n’étaient pas les siens… c’était malin… Maintenant plus rien ne tenait la route!
Au final, le regret restait tenace. Si au moins elle avait été là ce jour maudit. Peut-être que sa douce serait encore auprès d’elle? Marielle n’avait même pas vraiment dégringolé la pente. L’overdose l’avait cueillie, alors que ça ne faisait pas deux semaines qu’elle s’était fait son premier fix. Quelle injustice. Il avait fallu que Patty se rende au chevet de sa mamie chérie, en Bretagne, pour que la mort fauche à Paris. Sa grand-mère s’était rétablie par on ne savait qu’elle miracle, son amie s’était envolée.

Souvent Patty se questionnait. Avait-elle inconsciemment joué un rôle dans ces coïncidences malheureuses? Lors de ses prières, dans cette petite chambre qui sentait bon la violette, auprès de ce petit bout de femme qui entrait dans sa soixante-dixième année, avait-elle lancé une requête qui la prive du même coup de sa Marielle? Du genre:
-Mon Dieu, dans la générosité de votre grande âme, sauvez ma mamie. Prenez moi ce que vous voulez, mais sauvez ma mamie… l’avait-elle dit? Quelle angoisse. Depuis, elle ne priait plus que pour remercier Dieu de s’occuper de ceux qui l’avaient rejoint. Au moins elle était sûre de ne rien engendrer de dramatique.
Auparavant, elle se targuait d’être athée; maintenant, elle brûlait souvent des cierges à l’église. Dès qu’elle en croisait une sur son chemin, quoi qu’elle ait eu à faire, elle entrait…
D’ailleurs, elle s’était aussi rendu compte que les naissances et les morts s’entrecroisaient vraiment. C’était souvent qu’untel lui annonçait une mort, alors qu’un autre lui envoyait le faire-part de naissance de son petit…

CHAPITRE 2

Rick s’était couché tard dans la nuit. Après avoir saoulé Piquick, il avait éteint son ordi, mais n’avait pas trouvé le sommeil. D’abord parce qu’il avait en horreur de geindre et que c’était ce qu’il n’avait pas arrêté de faire de toute la soirée, secundo parce que tout ça lui prenait vraiment la tête. Sacré Piquick. Vraiment gentil. Ce gars répondait toujours présent, attentif et patient. Jamais lassé par ce que pouvait lui compter ce zouave de Leodivinci. Pourtant, lui-même se trouvait souvent ennuyeux au possible. Et puis des deux, ce n’était vraiment pas lui qui était à plaindre. Piquick avait raison. Le pauvre, caissier ou smicard à vie. Voilà une perspective vraiment peu ragoûtante. Pourtant, même s’il n’était guère heureux, il ne s’apitoyait sur son sort que lorsqu’il voulait remonter le moral de Leo.
Quel honte! Au lieu de prendre exemple sur ce gosse issu d’un milieu difficile et débrouillard au possible, il faisait du nombrilisme et ne pensait qu’à lui. Pourtant, sa mère ne l’avait pas abandonné, ni son père ne l’avait roué de coups. Il ne connaissait pas non plus la hantise de franchir le seuil d’une baraque où les beuveries démarraient à 10h du matin et ne finissaient que quand tout le monde roulait sous la table. Non, il se faisait véritablement honte. Surtout ce soir où il avait joué vraiment loin.
Pauvre Piquick, la prochaine fois il s’emporterait moins. Enfin, d’un autre côté cela devait lui faire du bien que la vapeur se renverse un peu. De coutume, c’était souvent lui qui racontait ses déboires, toujours dans le ton de la blague… Le roi de l’auto-dérision. Certes, il ne s’en était pas libéré si facilement, sinon qu’au bout d’interminables discussions et requêtes de la part de Leo l’américain. Ensuite, plus la vilaine curiosité de ce dernier avait été piquée, plus il avait prié son ami d’être moins laconique. Lui, venait d’un milieu plutôt favorisé et les récits que lui faisait ce jeune-homme pouvaient l’intéresser. Après tout, ce n’est ni dans sa campagne, ni dans ses écoles qu’il aurait pu entendre de telles chroniques.
Dès lors, son interlocuteur s’était fait généreux, lui racontant quelques horribles anecdotes dont Rick n’aurait même pas soupçonné qu’elles puissent exister ailleurs que dans des films. Pourtant il en avait vu des vertes et des pas mûres, mais dans un tout autre registre. En tout cas, Piquick semblait prendre plaisir à dépeindre le milieu abject dans lequel il avait grandi, ne manquant pas d’ironiser et de caricaturer chacun des portraits qu’il dressait de son entourage. A force c’était même devenu un collaboration complice et Rick se surprenait lui-même à porter ses proches en dérision. Pourtant, à l’inverse de son camarade, lui n’avait aucune raison valable. Enfin, Leodivinci n’était pas Rick, pas tout à fait. En plus, s’il avait su que Piquick n’était pas non plus ce gars, mais une jeune-fille au passé moins scabreux…

Ses parents à lui étaient respectueux de bien des valeurs et lui avaient offert une enfance inoubliable. Ils avaient un magnifique ranch en Louisiane, et Rick avait goûté à toutes les joies de la vie en plein air. Il avait deux sœurs. l’une, était son aînée de trois ans, l’autre sa cadette d’autant. Ses parents étaient carrés jusque là… Non, enco?re cette manie de se moquer…
En réalité, il les adorait. Son père était propriétaire de plusieurs ranchs. Une partie lui provenait du patrimoine familial, une autre de ce qu’il avait peu à peu érigé avec sa femme. C’était un homme courageux, dynamique, une force de la nature. Jamais Rick ne l’avait vu fléchir, quelle que soit l’envergure des difficultés, que son père surmontait à chaque fois. Pourtant le commerce de bétail, la gestion des haras, en plus de son rôle de père ne l’avaient pas épargné. Il avait toujours encaissé.
M.Wilson avait épousé une libanaise, rencontrée lors d’une de ces grandes manifestations qui réunissent tous les éleveurs de la région. C’était la fille d’un riche promoteur et elle était là pour s’acheter quelques chevaux et monter son propre haras. Sa famille s’était installée il y avait peu et leur arrivée n’avait pas été aussi discrète que souhaité. Pour sûr, vu les sommes astronomiques que son père lâchait… Enfin, toujours est-il qu’après leur coup de foudre, il ne s’était pas passé plus de huit mois entre leur première rencontre et leurs épousailles. Depuis, ils filaient le parfait amour.

Rick aimait la culture plurielle dont il avait ainsi joui. Son père cow-boy jusqu’au bout des bottes, et sa mère, orientale de naissance comme de cœur. Les ouvertures d’esprit s’étaient multipliées au fur et à mesure que tout deux avaient voulu partager avec leurs gosses. l’intérieur de leur ranch était d’ailleurs unique en son genre, chacun y ayant mis son grain de sel, des styles extrêmement différents s’y mêlaient dans une harmonie presque inattendue. Rick adorait s’en souvenir.

Cette tranquillité douillette s’était hélas quelque peu gâtée bien plus tard. Durant l’été 1984. Sa grande sœur, Anaïs, passait là ses dernières vacances, ensuite elle irait poursuivre ses études d’avocate à New York. Lui se préparait pour un camp de sport et loisirs en France, sur la côte d’azur. Et la petite dernière, qui fêtait tout juste ses douze ans, Miranda, devait partir à Londres avec leurs parents. Mais voilà, tout s’annonçait trop bien et cette chipie de Miranda ne trouvait pas ça à son goût. Cet été là, commença la longue série de catastrophes qu’elle allait s’ingénier de toujours aggraver. La belle époque était finie.
Oh, ce n’était pas la première fois qu’elle leur en faisait voir, c’était même devenu son exutoire favori. Qu’est-ce qu’elle était mauvaise cette gamine! Rick comme son aînée finissaient presque par la haïr. Les Wilson avaient dû trop la chouchouter. Il faut dire qu’à trente-huit ans, Laïla avait eu une troisième grossesse délicate, et l’accouchement pis encore. Le père et la petite Anaïs avaient bien cru les perdre toutes deux. A l’époque, Rick avait souffert de l’absence de sa maman, mais n’avait pas réalisé qu’il avait manqué d’être orphelin. Ceci explique cela. Sauvée, bébé Miranda ne pouvait être chérie que comme une reine. C’était l’enfant miraculée. Elle ne savait pas encore marcher, qu’elle avait déjà compris ce qu’elle pouvait tirer de ces parents complètement gagas.

Déjà enfant, ni sa méchanceté ni son sadisme n’avaient trouvé d’égal. Ses premiers jeux avaient consisté en la capture et la torture d’insectes, parfois même de petits animaux. Plutôt commun, sauf pour ceux qui avaient assisté à ces séances vicieuses et malsaines, sa sœur et son frère. A cinq ans, elle connaissait déjà quelques petits pièges fatals et se gargarisait de la souffrance de ses proies. Les grands, écœurés la laissaient jouir seule : très vite, ils ne supporté. Dès sa septième année, elle était devenue bien plus malicieuse et avait préféré s’exercer sur quelques victimes moins faciles. Rick et Anaïs, les premiers, en avaient pâti, sans que leurs parents ne les prennent au sérieux lorsqu’ils avaient protesté. Miranda avait le don de les faire fondre. Elle arborait une moue infiniment naïve, se pelotonnant dans les jupons de sa mère, comme elle-même hantée par d’horribles démons. Si bien que ses aînés se faisaient rouspéter. Ils pouvaient au moins s’occuper de leur petite sœur! Au lieu de trouver des prétextes si vilains pour éviter leur corvée de baby-sitting! N’était-ce pas navrant d’en faire une corvée, d’ailleurs? Bref, le pire c’était qu’à l’école c’était le même couplet… C’étaient les autres qui prenaient. Deux, trois fois, elle avait bien été punie… Ses parents se rendant à l’évidence devant les plaintes des professeurs… Mais les punitions étaient frêles comparé au mal fait… Ils n’étaient et ne voulaient pas être conscients que leur petite était ni plus ni moins un démon.
La petite avait pigé le truc et heureusement que les deux grands avaient finalement trouvé comment la contrecarrer en la piégeant sur le vif. A ce moment là, ils ne pensaient pas tomber si bien à pic. Mais leur petite sœur passait bien dans le vice pur, et ils en auraient la preuve…
Cette année là, Rick avait reçu une caméra pour ses quinze ans. Il avait un don pour capturer les images, et ses parents avaient voulu le libérer de toujours demander la permission de prendre leur attirail, d’ailleurs plutôt démodé et peu concluant comparé au talent évident de leur rejeton. Rick avait déjà un tas de films à son actif. En dehors de ceux familiaux, dont il était le maître d’œuvre incontesté, il avait fait pas mal de reportages pour ses exposés en cours et encore d’autres personnels qui étaient de vrais courts-métrages. Rick était vraiment doué et dans le cercle familial ou scolaire, il était vite devenu le caméraman de service. Avec ce cadeau opportun, il avait pleinement arboré sa pas

p3 Page Précédente < > Page suivante

Première de Couverture - pages 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10 - 11 - 12 - 13 - 14 - 15 - 16 - 17 - 18 - 19 - 20 - 21 - 22 - 23 - 24 - 25 - 26

27 - 28 - 29 - 30 - 31 - 32 - 33 - 34 - 35 - 36 - 37 - 38 - 39 - 40 - 41 - 42 - 43 - 44 - 45 - 46 - 47 - 48 - 49

 

 

ROMAN CONTEMPORAIN "REALITY SHOW " - par Emmanuelle Mairet -

 

Charte & Confidentialité / Propriété Intellectuelle / Vos droits en tant qu'auteurs

Plan de Site | Partenaires | Amis | Newsletter
me contacter : emareva@free.fr
Référencement | webdesigner / styliste | Agenda et annuaire artistes / Magazine Arts | Coloriages | Illustrateur | Banque images

Je suis avant tout une créative, de formation styliste. Le développement internet augure d'intégrer les prestations de créations de site et de référencement… Passionnée, j'utilise la toile web aussi pour exposer mes passions, L'art et l'univers enfant. Vous connaissez mon atelier de coloriages et peut-être aussi mes talents d'illustrateur enfant… mais encore mon magazine et annuaire artistique pour les arts et artistes et le magazine enfants. Enfin, mon tout dernier né : la-visionneuse.com… résultat de mes longues et vaines recherches de visuels libres de droits. Cette banque photos est directement tirée de mes archives… là aussi, quelques photographes m'accordent leur soutien. Pensez-y, vous pouvez y partager vos photos, et vous faire une place dans l'annuaire photographes.

Annuaire photo | Annuaire Référencement | Annuaire éditions | Annuaire emarevacrea | Annuaire emareva | Annuaire enfants