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ROMAN CONTEMPORAIN "REALITY SHOW " - par Emmanuelle Mairet - RECEVOIR LE LIEN VERS LE PDF, POUR S'IMPRIMER LE MANUSCRITReality Show est déposé à la SDGL, et la couverture emareva© est déposée également. Une charte protège autant les auteurs que leurs lecteurs, Éditions emareva, Blogs d'auteurs et Promotion d'auteurs se voulant clair dans ses prérogatives. |
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Première de Couverture - pages 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10 - 11 - 12 - 13 - 14 - 15 - 16 - 17 - 18 - 19 - 20 - 21 - 22 - 23 - 24 - 25 - 2627 - 28 - 29 - 30 - 31 - 32 - 33 - 34 - 35 - 36 - 37 - 38 - 39 - 40 - 41 - 42 - 43 - 44 - 45 - 46 - 47 - 48 - 49 |
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p1 Page Précédente < > Page suivante CHAPITRE 1 -Hello Leo Allongée les yeux grands ouverts, rivés au plafond de son 16m2, Patty repensait à cette dernière discussion. Voilà trois mois qu’elle avait rencontré Leodivinci... Un homme dont elle appréciait la simplicité. Sans le connaître, elle se doutait de sa gentillesse et de son intégrité. Souvent, elle s’en voulait franchement de lui mentir avec autant de désinvolture. C’était son pseudo qui l’avait d’abord attirée. “Leodivinci”, quelque chose d’artistique s’y cachait finalement bien… Puis, au fil des discussions, c’était devenu son pote… Son amant secret du net, à l’insu même du concerné. C’était la première fois qu’elle éprouvait un tel sentiment envers un individu de la gent masculine. C’était peut-être justement pour cette raison qu’elle ne lui avait jamais avoué qui elle était vraiment. Au début, l’idée partait plutôt d’un enfantillage. Il lui avait parlé comme si c’était un mec, persuadé que c’en était un. Elle l’avait laissé croire. Par la suite, elle avait préféré rester le jeune caissier de grande surface qu’elle avait créé presque de toutes pièces. Persuadée qu’il en raconterait plus à un camarade qu’à une fille. Après, c’était de toute façon trop tard. Qu’elle était moche cette piaule, avec ses murs pisseux, ce lavabo déglingué, cette fenêtre pas plus grande qu’une lucarne et ces chiottes puants qu’il fallait partager avec tout l’étage. Non, y’en avait marre, elle ne pouvait pas continuer ainsi. Qu’est-ce qui lui pendait au nez à elle? Qu’allait-elle faire dans un an, quand ses études seraient finies? Elle avait déjà commencé à postuler pour des postes d’illustrateurs, de maquettistes… Mais jamais rien n’avait abouti… Pas d’expérience, pas de boulot. Pourtant avec tous les concours qu’elle avait gagnés, elle était sûre d’avoir opté pour la bonne voie. Là, plus le temps s’écoulait, plus le doute s’installait. En plus, il fallait avouer que le labeur de Leo (qui avait l’air de s’y connaître) n’était pas fait pour la rassurer. Et puis au bahut c’était pareil, tous ses potes ramaient. Evidemment, il y avait quelques anciens qui revenaient et qui se pavanaient des jobs dégotés… Mais, ils omettaient bien les galères qui avaient précédé. Et, crois-tu qu’il y en ait eu d’assez sympas pour donner quelques tuyaux. Penses-tu! Même si embryonnaire, tu restes un concurrent en puissance. S’ils pouvaient, ils t’élimineraient avant même que tu ne frôles le sol professionnel. Non, au contraire, te dégoûter avant même le diplôme, là semblait être leur vrai but. Pourquoi reviendraient-ils tout pimpants, mais pas moins inutiles, sinon? Juste pour la fierté de se montrer, de se faire valoir auprès de leurs anciens profs.Qui, bêtas, les recevaient comme des princes, les citant comme exemple à qui mieux mieux. Quelle école de merde! La vie est vraiment bête se dit-elle. Tu attends toute ton enfance pour devenir grand et être libre. Adulte, tu te rends compte qu’il fallait profiter avant, que l’heure n’est plus du tout à ça. C’est vrai finalement, qui mieux que les gosses peut se vanter de quelques libertés. Au moins, eux, goûtent à celle d’être spontané, de vivre au jour, le jour; de frôler parfois La Vérité. Après, pff, tout s’envole. De toute manière la liberté en tant que telle n’existe pas. Dès que société et communauté il y a eu, elle s’est vue balayée par de grands principes de civisme, de modernisme et autres p1 Page Précédente < > Page suivante |
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