Éditions emareva, Magazine et Blogs littéraires, Promotion d'auteurs, Écrivains, Littérature gratuite, Auto-édition, Auteurs et Manuscrits en ligne

Éditions en ligne, extraits de manuscrits, romans, textes / Blogs d'auteurs et Promotion Littéraire.

Éditions emareva, Magazine et Blogs littéraires, Promotion d'auteurs, Écrivains, Littérature gratuite, Auto-édition, Auteurs et Manuscrits en ligne. Littérature et lecture gratuite en ligne, publication partielle ou intégrale de Manuscrits de littératures diverses. Bibliographies, Écrivains, Extraits de Romans, de Recueils, Articles, Promotions et Référencement Littéraires.

AccueilApartéMagazine
BiographiesBibliographiesÉditeursAnnuaireForum

Recherche personnalisée

Artistes | Référencement | Création sites | Graphiste, styliste | Illustrateur jeunesse | coloriages

Essai philosophique et scientifique "C'est la vie" - par Emmanuelle Mairet - RECEVOIR LE LIEN VERS LE PDF et IMPRIMER LE MANUSCRIT

déposé à la SDGL, et la couverture emareva© est déposée également. Une charte protège autant les auteurs que leurs lecteurs, Éditions emareva, Blogs d'auteurs et Promotion d'auteurs se voulant clair dans ses prérogatives.

pages 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10 - 11 - 12 - 13 - 14 - 15 - 16 - 17 - 18 - 19 - 20 - 21 - 22 - 23 - 24 - 25 - 26 - 27 - 28 - 29 - 30 - 31 - 32 - 33 - 34 - 35 - 36 - 37 - 38 - 39 - 40 - 41 - 42 - 43 - 44 - 45 - 46 - 47 - 48 - 49 - 50 - 51 - 52 - 53 - 54 - 55 - 56 - 57 -

p39 Page Précédente < > Page suivante

Elle est maligne, déjà depuis une bonne demi-heure nous sommes suspendus à leurs lèvres... Qu’est-ce qui pourrait bien nous bluffer davantage ? Elle s’est faite concise. A force, ils ont effectivement prouvé que grâce à son rayonnement d’ultraviolets, l’ADN est sans équivoque réceptif aux turbulences alentours qui influent sur les comportements autant que sur l’intellect. Mes hypothèses sont validées. Après autant de détours, nous en venons enfin à la raison pour laquelle mes prototypes ont été bridés. Les ingénieurs ont tout bonnement préféré entraver de quelconques interférences, celles dont je fais d’ailleurs preuve. Eux, n’ont pas surenchéri ce que j’ai légitimé comme une plus-value et qui m’octroie entre autres cette intime relation avec mes modems. Avouons que là bas, on ne sait pas ce que cela aurait donné.
Prévenus des chemins anarchiques qu’empruntent parfois les éléments, ils tiennent à maîtriser ces libertés pourtant impalpables. Ainsi, bien qu’ils persévèrent dans leurs investigations, ils ont globalement opté pour des modèles de puces simplifiées, uniquement réparatrices d’insuffisances. Du moins en ce qui concerne les populations…
Isadora s’est voulue honnête quant à l’initiation de certains volontaires à porter des puces non bridées. D’un point de vue organique, aucune intercession, alors que psychologiquement, il leur faut gérer des bonifications immatérielles. Selon les affinités de chacun, de ressentir le cortex offre une intuition accrue, pas évidente à cadrer. Singulièrement doués, quelques-uns leur laissent grand espoir, bien qu’ils n’aient guère atteint le stade de la télépathie ou de l’intelligence spontanée. IRIS élabore cette extralucidité, mais est loin d’en séparer les causes des incidences. Le magnétisme ne peut pas être combattu certes ; là n’est d’ailleurs pas leur intention non plus. Ils voudraient contingenter les encodages fautifs, pour se parer le mieux qu’il soit. Secrètement, ils espèrent s’ingérer aux forces contextuelles grâce à cet apanage sensoriel que leur confère les puces et qui pourrait les ramener à leur statut d’êtres instinctifs. Nous saluons leur courage et adhérons à leurs espérances. C’est vrai que de se fondre au jeu universel ouvre bien des portes et nous serons les derniers à le récrier, même si c’est délicat de croire autant en ces implants.
Avec leur ordonnancement pur et pratique, leurs fédérations ont outrepassé tout ce à quoi leurs prédécesseurs prétendaient. Au summum d’une systématisation qu’ils n’avaient certainement pas projetée dans ce sens, ils ne peuvent pas nier de s’être embarqués vers un art de vivre trop stéréotypé. Bien que ce ne soit si dommage qu’au regard d’affranchis, tels les viviens, au contre pied de s’extraire de vicissitudes grandissantes, ils ont appris à vivre avec. Nous admettons charitablement qu’ils aient fait de leur mieux et nous ne pouvons surtout pas être intolérants ou aveugles. Qu’aurions-nous fait dans les mêmes circonstances, avec les mêmes impondérables ? Peut-être pire. En outre, nous ne pouvons pas tout dénigrer. Chacun a un métier, un foyer et vaque à des loisirs plus enjôleurs les uns que les autres. En dépit des mauvais tours que leur a joué le destin, ils restent confiants et combatifs, persuadés de vaincre un jour. Ce sont assez d’arguments pour appeler à l’humilité.

Le repas touche à sa fin, nous sommes tous fatigués, il faut dire que nous ne nous sommes aucunement ménagés, aussi la discussion est-elle progressivement tombée en sourdine. Les uns n’en reviennent pas de s’être autant confiés, les autres digèrent tant bien que mal la pilule... Quelques jeunes ont joué de la musique et les mélodies ont doucement calmé l’ambiance. Nous nous sommes progressivement tus, s’accaparant ce délassement. Finalement, Igor a parlé d’aller se coucher, Isadora a suivi, puis les uns et les autres... Le ciel est splendide, la brise douce, la lune pleine et laissant nos jouvenceaux à leur veillée tous les vétérans se sont retrouvé au lit.

 

CHAPITRE 20

A l’aube, nous avons retrouvé la patrouille dans nos prés. Ils ne se lassent pas de cette béatitude et passant par le verger, ils se sont retenus pour ne pas déguster ces savoureux fruits. Cette fois, nous avons commencé par un tour de l’esplanade. Ils n’ont pas reçu les documents attendus pour cette excursion, aussi sommes-nous allés dire bonjour à tout le monde, assurément désolés de ne pas pouvoir nous ruer dans leurs capsules. Cela leur a permis de rencontrer nos artisans directement dans leurs ateliers et de voir combien nous sommes organisés. La boulangerie, la menuiserie, mais aussi le forgeron, le cordonnier, les tisseurs, les coloristes... Ils nous ont suivis, impassibles et attentifs... Comme dans un musée et c’est seulement en croisant la classe d’adolescents que la balade s’est animée. Font-ils tout leurs cours en plein air ? Nous avions parlé de quelques heures de pratique, mais ils ont le sentiment que nos élèves rodent toujours par-ci par-là ? Quasiment... Grégor a indiqué que l’apprentissage visuel est une bonne issue pour retenir plus aisément. Par ailleurs, nous construisons nous-mêmes nos fournitures. Donc, toute année scolaire démarre par un cycle manuel, au cours duquel les étudiants se constituent leurs cartables... Fabriquer des crayons au moyen de charbon et de sève, des pages de nattes ou de tissages… des cahiers… Tout ce nécessaire demande évidemment de la patience comme du savoir-faire et providentiellement tous s’y prêtent avec plaisir. Ce sont en fait les premières leçons que nous donnons à nos jeunes, s’appliquer à se faciliter les choses grâce à tout ce qui nous est généreusement fourni par notre environnement. Ensuite, une fois parés, les cours s’esquissent. Pour sûr, n’ayant pas le droit au gaspillage, la mémoire est de rigueur et l’écriture ne fait office que de rappel. De toutes les façons, nous n’avons pas à nous plaindre de ce côté car nous retenons sans effort. C’est pourquoi nous croiserons toujours quelques écoliers. Adélaïde est sidérée. Quand elle pense qu’elle fait partie des élites, mais que sans son bracelet elle n’en mènerait pas large. Les autres n’ont d’ailleurs pas hésité à approuver.
Rose en a profité pour survoler leur propre système scolaire. Les Instituts inculquent inlassablement l’Utilitarisme et visiblement, leurs écoles n’ont pas beaucoup changé ; les élites continuent leur escalade interne de futurs officiers, tandis que le reste regagne le public. A chacune de nos allusions concernant notre passé, nous ne manquons pas de les étonner et cette fois la sociologue a sauté sur l’occasion :
- “Non ! Quelques nouveautés se sont justement inscrites.”
Nous arrivons dans une plaine fleurie et les invitant d’un ample geste, nous nous sommes confortablement installés.
- “Quelles sont donc ces nouveautés ?
- Et bien rappelez-vous du troisième, vous savez où l’on faisait tous ces tests à propos des mimétismes. Les concernés ont progressivement formé des équipes, retenues pour leurs distinctions plutôt originales. Grâce à leurs traumatismes bien avancés, celles-ci sont spécialement traitées, promues à des cours spécifiques et complètent les unités de chercheurs-cobayes.Initiées à collaborer pour circonscrire les motifs de leurs contaminations, elles acceptent de vivre hors des enceintes, dans des villages biens aménagés pour des expérimentations sur le terrain et parfois à nu. Pour elles, c’est un asile loin des laboratoires qui les excèdent. Ces équipes n’ont plus d’obligations envers la société ni de devoirs humanitaires, sont nourris, logés et n’ont qu’à vivre impunément. Leur seule contrainte est le passage journalier dans les cabines lasers à leur service... Ainsi, leurs Instituts s’offrent-ils les meilleures conditions pour travailler sur ces spécimens et suivre de près leur évolution, sans avoir à s’investir directement et en ménageant leurs éléments sains. Ironiquement, car elle sait qu’il n’y a pas d’analogie, Rose a fini, stipulant qu’eux aussi avaient leurs promotions de travaux pratiques.
Par la force des choses, ces marginaux accidentels en sont venus à une option de villes hors normes. Ils en ont eu marre de se sentir différents et de ne rien faire d’autre que d’être auscultés. Et puis les nombreux tests auxquels ils participaient les confrontaient souvent aux structures extérieures, pourquoi ne pas tenter directement leur chance ? Ils continueraient l’investigation par intermittence, respectant les cycles imposés par les labos, mais auraient leurs propres cités. IRIS n’a pu qu’admettre les avantages de cette alternative et une évaluation des investissements les a d’autant corroborés. Rien de mieux n’avait en outre été trouvé. Peu à peu les aménagements se sont agrandis. Revenant à plus sérieux, Rose a tout de même souligné que les trois quarts paient malheureusement de leur vie, sans pourtant mettre en péril la pérennité de ces départements...
En bref, c’est comme si leur monde s’était segmenté en deux. Ceux qui auraient suivi le cours de leur évolution, naturelle ou pas... Et ceux qui seraient plutôt conservateurs. En fait, la principale différence est qu’eux ne sortent jamais de leurs biosphères, alors que ceux contaminés ont eu moins de craintes et se sont autorisé ces escapades décisives. Aujourd’hui, ils forment de réelles communautés et sont totalement autonomes. Ils s’astreignent moins, mais attention, ils vivent en majeure partie dans des blocs tout de même semi-hermétiques. Hélas, bien que cette perspective puisse faire croire qu’ils aient frôlé la solution, il n’en est rien.

 

p39 Page Précédente < > Page suivante

pages 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10 - 11 - 12 - 13 - 14 - 15 - 16 - 17 - 18 - 19 - 20 - 21 - 22 - 23 - 24 - 25 - 26 - 27 - 28 - 29 - 30 - 31 - 32 - 33 - 34 - 35 - 36 - 37 - 38 - 39 - 40 - 41 - 42 - 43 - 44 - 45 - 46 - 47 - 48 - 49 - 50 - 51 - 52 - 53 - 54 - 55 - 56 - 57 -

 

 

Essai philosophique et scientifique "C'est la vie" - par Emmanuelle Mairet - RECEVOIR LE LIEN VERS LE PDF, POUR S'IMPRIMER LE MANUSCRIT

 

Charte & Confidentialité / Propriété Intellectuelle / Vos droits en tant qu'auteurs

Plan de Site | Partenaires | Amis | Newsletter
me contacter : emareva@free.fr
Référencement | webdesigner / styliste | Agenda et annuaire artistes / Magazine Arts | Coloriages | Illustrateur | Banque images | infos service social
Je suis avant tout une créative, de formation styliste. Le développement internet augure d'intégrer les prestations de créations de site et de référencement… Passionnée, j'utilise la toile web aussi pour exposer mes passions, L'art et l'univers enfant. Vous connaissez mon atelier de coloriages et peut-être aussi mes talents d'illustrateur enfant… mais encore mon magazine et annuaire artistique pour les arts et artistes et le magazine enfants. Enfin, mon tout dernier né : la-visionneuse.com… résultat de mes longues et vaines recherches de visuels libres de droits. Cette banque photos est directement tirée de mes archives… là aussi, quelques photographes m'accordent leur soutien. Pensez-y, vous pouvez y partager vos photos, et vous faire une place dans l'annuaire photographes.
Annuaire photo | Annuaire Référencement | Annuaire éditions | Annuaire emarevacrea | Annuaire emareva | Annuaire enfants
URSAFF U06018900649 - CODE APE 748K - SIREN 440 361 483 - SIRET 440 361 483 000 17