Éditions emareva, Magazine et Blogs littéraires, Promotion d'auteurs, Écrivains, Littérature gratuite, Auto-édition, Auteurs et Manuscrits en ligne

Éditions en ligne, extraits de manuscrits, romans, textes / Blogs d'auteurs et Promotion Littéraire.

Éditions emareva, Magazine et Blogs littéraires, Promotion d'auteurs, Écrivains, Littérature gratuite, Auto-édition, Auteurs et Manuscrits en ligne. Littérature et lecture gratuite en ligne, publication partielle ou intégrale de Manuscrits de littératures diverses. Bibliographies, Écrivains, Extraits de Romans, de Recueils, Articles, Promotions et Référencement Littéraires.

AccueilApartéMagazine
BiographiesBibliographiesÉditeursAnnuaireForum

Recherche personnalisée

Artistes | Référencement | Création sites | Graphiste, styliste | Illustrateur jeunesse | coloriages

Essai philosophique et scientifique "C'est la vie" - par Emmanuelle Mairet - RECEVOIR LE LIEN VERS LE PDF et IMPRIMER LE MANUSCRIT

déposé à la SDGL, et la couverture emareva© est déposée également. Une charte protège autant les auteurs que leurs lecteurs, Éditions emareva, Blogs d'auteurs et Promotion d'auteurs se voulant clair dans ses prérogatives.

pages 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10 - 11 - 12 - 13 - 14 - 15 - 16 - 17 - 18 - 19 - 20 - 21 - 22 - 23 - 24 - 25 - 26 - 27 - 28 - 29 - 30 - 31 - 32 - 33 - 34 - 35 - 36 - 37 - 38 - 39 - 40 - 41 - 42 - 43 - 44 - 45 - 46 - 47 - 48 - 49 - 50 - 51 - 52 - 53 - 54 - 55 - 56 - 57 -

p37 Page Précédente < > Page suivante

Les gens ont su, certains concernés ont mêmes créé des associations pour que jamais plus l’éprouvette soit ainsi gratuitement manipulée... Les congrès ont par la force reconnu leurs torts et même s’ils se sont tenus à offrir la meilleure retraite à ces effectifs, dont ils étaient finalement les seuls pères, l’opinion ne leur a pas pardonné... Aujourd’hui encore cette phase incarne leur bête noire... Ils auraient préféré ne jamais donné de quoi être jugés, surtout aussi négativement... Ceci dit, ne nous laissant pas le temps d’être amadoués, Rose a préféré nous prévenir... Comme elle dit... Ils ont malgré tout eu recours à quelques programmes qui sont controversables et à défaut de ces générations orphelines, ils ont multiplié les masses de simulation. Ainsi ont-ils fabriqué de plus en plus de cybos, parfaitement assimilables aux leurs, plus présents que jamais et qui finissent de convaincre que le nombre n’est pas en danger... Dur ! L’un dans l’autre, on se demande s’ils en ont vraiment tiré leçon... Enfin, nous n’avons rien à en dire, mais n’en pensons pas moins... Après tout seuls les cybos ont résisté tant psychologiquement que physiquement, et nous n’avons pas besoin qu’on nous en explique les raisons... Mais justement, si leurs troupes avaient dépassé ce cap, n’existeraient-elles pas toujours ?
Bon ! Bon ! Igor a tapé dans ses mains, ça suffit pour le moment, ils auront tout le temps de nous affoler... Passons à autre chose et concluons pour ce matin. Lui est loin d’être berné par notre sincère tolérance, qui n’en reste pas moins de la compassion plutôt que de l’approbation. Il sait aussi que nous ne les mésestimons pas, mais il tient résolument à ne pas nous désenchanter. Leur chronique a ses tenants et aboutissants, qu’il veut nous faire connaître, mais en prenant soin de nous laisser assimiler tous les intervenants. Et puis à quoi cela sert-il de nous donner tout ça en vrac, sans faire la balance ? Il a donc exhorté Strauss et Adélaïde à nous dépeindre un portrait un peu plus pratique. La jeune femme s’est empressée de prendre ses notes et a attaqué de but en blanc. Elle nous a fait un survol plutôt optimiste de leur façon de vivre, mettant en avant leur technologie extrême et indispensable... Malheureusement, bien qu’elle y ait mis tout son savoir-faire, nous n’avons pas été enthousiasmés... Disons que leurs activités sont tout aussi négociées. Le numérique a supplanté le manuel comme les exultations simples, mais surtout leurs mentalités extrêmement futuristes ont oublié l’essentiel. Ils apprennent par conditionnement électromagnétique et virtuel, sont d’incorrigibles utilisateurs du forum international et de toutes les méthodes télématiques, minutieusement implantées partout et pour n’importe quoi... Nous n’avons nullement relevé, même si ça nous démangeait... Ils semblent eux-mêmes assez déconcertés et nous ne voudrions pas être désobligeants.

Ouf ! Comme dit Igor, ils auront bien le temps. Mais nous nous demandons s’ils pourront nous estomaquer plus. Plus ils nous ont décrit le B.A.-BA de leur culture, plus nous avons été ahuris. Que de chimères pour maintenir un semblant de dynamique. Qu’en penser ? Etre heureux parce qu’ils s’apprêtent un journalier apparemment comblé ou dénoncer l’adresse avec laquelle ils se leurrent. L’Arche a vu s’envoler ses prérogatives avec cette nature bien résolue à parachever l’ouvrage humain et tout qui semble y coïncider. A ce stade, ils n’ont hélas plus de répondant et cogitent durement pour saisir les meilleurs échappatoires certes, mais est-il encore temps ?

 

CHAPITRE 19

Dans l’après-midi, Tron a proposé de faire un tour dans nos cultures et dans nos champs. D’une part pour nous laisser rebondir après cet exposé quelque peu déroutant et d’autre part pour nous-mêmes nous acquitter. Nous avons commencé par le système d’irrigation et nos agriculteurs en titre, nos deux botanistes Léa et Léon, n’ont pas lésiné, décidés à carrément confondre leur auditoire... Repartant des essais initiaux et rudimentaires pour en arriver à notre déploiement final, montrant comment avec notre composite nous avions consolidé le tout et dépliant la natte sur laquelle nous avons potassé et dessiné la répartition des arrosages comme des différentes variétés de fruits et de légumes. Adrien, la tunique rose, s’est émerveillé d’une telle organisation et surtout d’un tel florilège de produits. Vénus, sa femme, ne s’est pas faite prier pour le rejoindre dans son extase, expliquant brièvement que cela faisait une éternité qu’eux n’avaient plus ce droit, ni ce savoir. Ravie, Léa les a donc emmenés vers les premières rangées de salades. Là, il y a les laitues, les frisées, la chicorée, le cresson... Puis nous avons les carottes, les épinards, les haricots, les pommes de terre, les radis... Enfin les oignons, l’ail, l’échalote... Pour étayer la présentation de sa sœur, Léon à quelquefois déraciner une pièce pour la tendre à l’un ou à l’autre, qu’il se rende compte de plus près... Jusqu’à ce qu'Igor les coupe dans leur élan... Où avons nous trouvé les plants ? Comment quelques rescapés d’un tel chaos se sont-ils fournis en matières premières ? Notre terre n’est tout de même pas magique au point de receler ces trésors en ses sols ! C’est Grégor qui a rétorqué, leur rappelant les ceintures de survie que nous avions alors et dans lesquelles nous avons trouvé ces graines. Certes, elles n’étaient pas en grande quantité, mais échantillonnaient un maximum de catégories. Nous les avons simplement plantées, multipliées, puis repiquées jusqu’à s’achalander de considérables réserves. Adélaïde a immédiatement vidé l’une des poches de sa propre ceinture pour en sortir quelques minuscules tubes contenant des grains. C’est donc à ça que cela servirait... Elle trouvait cette option ridicule, ne s’imaginant pas ensemencer quoique ce soit. Sauf qu’elle possède bien une dizaine de ces éprouvettes qui sont elles-mêmes compartimentées... Elle aurait donc de quoi démarrer un beau potager. Nous avons ri, sa naïveté et surtout le ton sur lequel elle a lancé cette réplique a parfaitement dépeint ce qui nous était passé par la tête.
Cette parenthèse nous a menés jusqu’au blé, au maïs et autres diverses céréales. Tous se sont laissés porter par ces étendues d’or que le soleil ne cesse de faire miroiter... Nous avons avancé davantage et Léon a annoncé le verger. Les premières baies sont les fruits rouges, fraises, framboises, groseilles, puis viennent les arbres, les abricotiers, les pêchers, plus loin les cerisiers, les pommiers, les poiriers... En ce qui concerne ces hectares, cela a été plus long. Léa a expliqué que pour obtenir les premiers fruits nous avions langui quelques années, et pour que les arbres soient robustes, encore quelques-unes de plus. En outre, leur entretien demande une réelle connaissance et quelque temps d’apprentissage ont été inévitables. Aujourd’hui nos plantations sont heureusement matures et fertiles. Du coup, elle nous a montré quelques collègues, là bas, il y a Christian qui cueille les cerises... Raoul lui, taille les pommier, aidé de ses deux fils... Les Martin vérifient leurs grains, ce sont nos boulangers et ils sont très pointilleux sur la qualité du blé... Au fond, il y a même la classe de biologie qui est en plein cours... Oui, nos enfants ont une heure journalière de leçon agricole, nous garantissons ainsi notre relève et tout le monde met la main à la patte.
Enfin, nous avons débouché sur ce qui constitue notre fierté à tous, notre enclos botanique. Là, nous avons pris le temps de leur raconter nos longues balades, nos cueillettes, notre tri, la joie de se prendre pour des druides, puis l’avènement d’une utilisation aguerrie. La démonstration a cette fois été plus méticuleuse... Léa égrenant les plantes et les écrasant pour montrer leurs substances curatives, Léon tendant ses mains pour que l’on sentent ces effluves, pour que l’on touche ces essences. Nous leur montrerons nos manuscrits, ils comprendront mieux...

Quel bol d’air, nos invités ont respiré un grand coup, ont lorgné au loin, heureux et détendus. Igor nous a alors interrogés. Jusqu’où sommes-nous allés ? Que connaissons-nous de notre territoire ? Mitigé, Tron lui a simplement montré les montagnes. Jusque là... Ils ont dû apercevoir nos petits véhicules et se doutent qu’ils ne nous ont guère emmenés à perpette. Ces monts semblent entourer notre plaine et nous n’en avons hélas pas triomphé. Par contre nous leur montrerons quelques relevés faits par Junior. Ils sont instructifs même si peu signifiants, nos moyens sont trop succincts. Ah, et bien voilà une virée à projeter ! Igor n’a pas pesé la nonchalance de ses mots et vu notre tressaillement, il s’est brusquement repris. Quel idiot ! Oui, il faudrait que nous prenions les navettes et que nous y allions. Demain à l’aube ? Bien-sûr ! S’il n’en avait tenu qu’à nous, nous aurions même répondu illico. Nous nous sommes parfois transportés mentalement aux confins de cette contrée et en avons bien saisi quelques flashes, mais c’est exténuant de maîtriser de telles transes, surtout en zone inconnue. Sans repères, les voyages astraux fatiguent terriblement et ce que nous en retenons ne sont que visions pas très claires, car nous n’y discernons pas toujours le réel du reste. En plus, d’aller là bas, même de cette façon nous destabilise toujours momentanément… Si bien que nous nous y sommes projetés de moins en moins, comme sournoisement effrayés. Igor vient de suggérer d’explorer le reste de Vivys et enchantés qu’il y songe avant que nous n’ayons à le solliciter, nous nous sommes dirigés vers l’arbre. Là, nous sortirons nos informations, ainsi estimeront-ils d’eux-mêmes. Nous avons donc emprunté la piste qui y mène, concédant à nos camarades de profiter encore. Léa et Léon se sont arrêtés aux abords du lac, eux retournent à leur verdure... Merci, merci pour cette évasion, à tout à l’heure !

 

p37 Page Précédente < > Page suivante

pages 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10 - 11 - 12 - 13 - 14 - 15 - 16 - 17 - 18 - 19 - 20 - 21 - 22 - 23 - 24 - 25 - 26 - 27 - 28 - 29 - 30 - 31 - 32 - 33 - 34 - 35 - 36 - 37 - 38 - 39 - 40 - 41 - 42 - 43 - 44 - 45 - 46 - 47 - 48 - 49 - 50 - 51 - 52 - 53 - 54 - 55 - 56 - 57 -

 

 

Essai philosophique et scientifique "C'est la vie" - par Emmanuelle Mairet - RECEVOIR LE LIEN VERS LE PDF, POUR S'IMPRIMER LE MANUSCRIT

 

Charte & Confidentialité / Propriété Intellectuelle / Vos droits en tant qu'auteurs

Plan de Site | Partenaires | Amis | Newsletter
me contacter : emareva@free.fr
Référencement | webdesigner / styliste | Agenda et annuaire artistes / Magazine Arts | Coloriages | Illustrateur | Banque images | infos service social
Je suis avant tout une créative, de formation styliste. Le développement internet augure d'intégrer les prestations de créations de site et de référencement… Passionnée, j'utilise la toile web aussi pour exposer mes passions, L'art et l'univers enfant. Vous connaissez mon atelier de coloriages et peut-être aussi mes talents d'illustrateur enfant… mais encore mon magazine et annuaire artistique pour les arts et artistes et le magazine enfants. Enfin, mon tout dernier né : la-visionneuse.com… résultat de mes longues et vaines recherches de visuels libres de droits. Cette banque photos est directement tirée de mes archives… là aussi, quelques photographes m'accordent leur soutien. Pensez-y, vous pouvez y partager vos photos, et vous faire une place dans l'annuaire photographes.
Annuaire photo | Annuaire Référencement | Annuaire éditions | Annuaire emarevacrea | Annuaire emareva | Annuaire enfants
URSAFF U06018900649 - CODE APE 748K - SIREN 440 361 483 - SIRET 440 361 483 000 17