Éditions emareva, Magazine et Blogs littéraires, Promotion d'auteurs, Écrivains, Littérature gratuite, Auto-édition, Auteurs et Manuscrits en ligne

Éditions en ligne, extraits de manuscrits, romans, textes / Blogs d'auteurs et Promotion Littéraire.

Éditions emareva, Magazine et Blogs littéraires, Promotion d'auteurs, Écrivains, Littérature gratuite, Auto-édition, Auteurs et Manuscrits en ligne. Littérature et lecture gratuite en ligne, publication partielle ou intégrale de Manuscrits de littératures diverses. Bibliographies, Écrivains, Extraits de Romans, de Recueils, Articles, Promotions et Référencement Littéraires.

AccueilApartéMagazine
BiographiesBibliographiesÉditeursAnnuaireForum

Recherche personnalisée

Artistes | Référencement | Création sites | Graphiste, styliste | Illustrateur jeunesse | coloriages

Essai philosophique et scientifique "C'est la vie" - par Emmanuelle Mairet - RECEVOIR LE LIEN VERS LE PDF et IMPRIMER LE MANUSCRIT

déposé à la SDGL, et la couverture emareva© est déposée également. Une charte protège autant les auteurs que leurs lecteurs, Éditions emareva, Blogs d'auteurs et Promotion d'auteurs se voulant clair dans ses prérogatives.

pages 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10 - 11 - 12 - 13 - 14 - 15 - 16 - 17 - 18 - 19 - 20 - 21 - 22 - 23 - 24 - 25 - 26 - 27 - 28 - 29 - 30 - 31 - 32 - 33 - 34 - 35 - 36 - 37 - 38 - 39 - 40 - 41 - 42 - 43 - 44 - 45 - 46 - 47 - 48 - 49 - 50 - 51 - 52 - 53 - 54 - 55 - 56 - 57 -

p20 Page Précédente < > Page suivante

Ce n’est valable qu’avec des paramètres plus ou moins stables. Qu’en advient-il si les données basculent ailleurs ? Si le cocon dans lequel nous avons toujours baigné s’envolé ? Plus de repères, plus de modèles sur lesquels se projeter. Plus rien, sinon nous et notre devenir. Entités à la merci du destin et du bon jugement, nous reprenons tout à zéro.

 

CHAPITRE 10

Le lendemain, je peux vous assurer que les plus curieux ont été très matinaux. En dépit de leur courte nuit, ils ne se sont pas attardés et leur petit-déjeuner englouti, ils ont fait un rapide tour du village pour héler ceux qui les suivraient. D’avoir allumé ces instruments a décuplé leur intérêt et comme gagnés par leur impatience, nous sommes partis aussi. Clovis et Carmélia ont ouvert la piste, quelques-uns se sont joints, alors que Tron et moi fermons le pas.
Bien que réservé, Tron admet les atouts d’un tel laboratoire. Certes, nous ne sommes pas dans l’urgence, excepté que de demeurer dans le flou nous énerve. Nous partageons cette nécessité d’élucider les tenants de notre sursis et approuvons nos cadets, même si promus par des aspects bien moins pondérés.
Comme de coutume, la louve était là, toujours interloquée mais moins apeurée. Pareillement à nous, terrifiée, elle a dû errer longtemps avant de se faire une raison. Autant la réconforter, elle qui est peut être la dernière de sa lignée. Elle nous a inlassablement talonnés et apprivoisés, nous l’avons dénommée Electra, emblème de notre découverte, elle sera notre mascotte et amie.

Prolongeant l’effervescence de la veille et des autres jours, chacun s’est affairé jusqu’à ce qu’enfin nos fouilles nous gratifient. En réalité, c’est en tombant que Carmélia a dégagé un levier complètement oxydé par la rouille. Soulevant une épaisse poussière, les plus obstinés l’ont fait basculer... Aussitôt, le sol s’est abattu... Une trappe, c’est une trappe ! Clovis est descendu le premier, timidement suivi de Carmélia. Leurs vives exclamations nous ont dare-dare attirés et heureusement que notre savoir-vivre est incoercible, car sinon nous nous serions carrément faits marcher dessus.
Au fond de ce trou, une cave impressionnante... Mieux encore, un générateur si énorme, que nous n’en avons pas retenu notre sursaut. Sa façade principale compte bien une cinquantaine de fusibles, alignés sur cinq rangées. A leur droite, trois prompteurs surplombent une dizaine d’interrupteurs et de variomètres. Deux potentiomètres, des jacks, commutateurs, transfos et transistors étoffent encore ce tableau de bord géant. Nous avons enclenché les leviers des accumulateurs et les trois pivots de lancement, ils n’ont rien donné. Et pour cause ! Il n’y a plus de courant. A quoi pensions-nous ? D’abord le chamboulement, la survie, l’essor ultra-rapide, puis ça ! Et en plus rien ne fonctionne ! Enfin presque. Tout s’enchaîne et pourrait altérer les esprits les plus coriaces. Certains à demi-exaspérés ont ironisé, nous avons activé des bricoles telles le microscope, la calculette ou le répertoire... Pourquoi cette magie n’existerait-elle pas ici ? … N’importe quoi ! Une batterie déchargée ne se regonfle pas à vide... Vérifier le disjoncteur et les fusibles ne nous a rien apporté de plus. Tous grillés ! Nous sommes prostrés. Néanmoins, Clovis veut tenter de réparer. Il a vu qu’il s’agissait d’un système thermoélectrique, donc obligatoirement alimenté par quelques ressources naturelles. Par exemple une rivière dont l’eau serait emmagasinée, ensuite portée à ébullition sous haute pression, donnant enfin la vapeur indispensable aux turboalternateurs qu’il a aperçus là bas. Etant donné le style de cet attirail, il ne pense pas être dans un endroit gouvernemental. Ce serait l’ouvrage de connaisseurs certes, mais qui ont dû se débrouiller avec peu. Avec de la chance, nos salutaires prédécesseurs ont utilisé un site bien desservi, auquel cas la centrale thermique, le moteur de ce complexe, n’est pas loin. Ce ne sont que déductions, mais il veut bien tenter le tout pour le tout. Nous n’y connaissons rien… N’aurions même pas imaginé qu’il fallait un moteur… Nous l’avons écouté et sommes d’accord sur le principe, nous nous y sommes donc mis.
Ayant trouvé assez de plomb pour déjà restaurer les fusibles, nous avons tout débranché en notant les secteurs correspondants et sommes sortis pour tenter nos soudures. Nous avons fait un feu et Clovis a attaqué le boulot. Nous autres, l’assistons de notre mieux. Hélas et malgré sa dextérité évidente, nos moyens de fortune retardent largement les restitutions. D’autres camarades ont eu plus de veine. Non loin de là, ils ont découvert la centrale. C’est en suivant le cours d’eau à proximité qu’ils sont tombés sur une chute. Supposant que c'était ce genre d’endroit auquel Clovis avait fait allusion, ils ont fouillé partout. Et voilà, ils l’ont trouvée... Carmélia a ouvert les capots et apparemment tout semble en état. Clovis verra plus tard. En attendant, nous avons commencé à mettre de l’ordre dans la grande salle, histoire de conjurer le sort et de ne pas tourner en rond. Les plus superstitieux s’y sont franchement mis, comme si leurs efforts leur attestaient notre succés. Nous avons tout remué, aéré ce qui pouvait l’être, dépoussiéré... etc... Mais tout de même conscients que c’était idiot de le faire sans plus de résultat, la plupart ont suivi notre exemple et se sont installés à nos côtés autour du feu. Enfin, Clovis s’est acquitté avant la nuit et nous sommes repartis, fatigués mais pas moins pressés d’y retourner... Nous aurions pu, nous aurions continué, mais avancer à l’aveuglette ne serait pas sage... Prenant notre mal en patience, nous nous sommes donc résignés...

Le jour suivant, nous y étions à la première heure. D’emblée, Clovis a inspecté la centrale découverte la veille, son moteur et tout. Bon ! Allons y ! Selon nos annotations, il a précautionneusement remis chaque fusible en place. Il a ensuite procédé à nombre de vérifications, dénudant des fils oxydés puis les resserrant pour de meilleures liaisons, soulevant des plaques et auscultant des circuits... Sommairement, une flopée de manœuvres dont nous n’aurions jamais estimé l’importance. Il s’est donc minutieusement certifié de maints détails qui éviteront tout court jus déplorable, puis nous a déclaré être fin prêt. A qui l’honneur ? Nous avons tous ri. A qui ? Sinon à lui ? N’est-il pas le seul à s’être dépêtré de ce micmac ? Humble et ravi à la fois, il a pris sa respiration et se tournant vers les commandes, a actionné des touches, réglé des variateurs, puis levé les leviers... un, deux, puis le troisième... Au tour des interrupteurs... Un, deux, trois ! Brusquement, un ronflement s’est fait entendre, nous nous sommes tous regardés presque épouvantés. Du coup, Clovis a battu des mains et la coïncidence a voulu que la lumière se fasse à ce moment précis. Ouf ! Eblouis... Nous sommes éblouis et euphoriques. Bravo ! Bravo ! Nous avons tous félicité notre électricien favori, d’accolades et pour certaines de bisous affectueux... Puis, gênés par l’éclairage artificiel et abrutis par notre succès, nous sommes restés quelques minutes en bas, piétinant et découvrant le lieu. Ayant enfin envie de voir ce qui nous attendait au dessus, nous sommes montés. Carmélia la première a immédiatement déclaré que nous avions du pot car le néon circulaire est autonome et n’aura donc jamais besoin d’être remplacé. Cette remarque nous a fait rire, aucun d’entre nous n’y a pensé... Pourtant cet indice est loin d’être dédaignable... Quelle perspicacité ! Elle y tenait à son labo !

Calmés et observant d’un nouvel œil cette antre insolite, aux parois nervurées et couvertes de mucus, nous avons ressenti une émotion indéfinissable. Le néon sillonne la périphérie de la pièce et cette douce lumière propage une singulière atmosphère, comme dans un cocon qui aurait éclos. Tous les pans de mur sont en bois et ce n’est ni décor ni placage, mais de l’écorce naturelle. Notre premier réflexe nous a immédiatement menés dehors pour soulever ces plantes qui recouvrent tout et auxquelles nous n’avions pas porté d’intérêt. Faisant le tour, nous avons finalement découvert cette impressionnante souche, recouverte de verdure et encastrée dans la roche. Ce quartier général est installé au cœur de ce qui a vraisemblablement été un gigantesque arbre. C’est magnifique ! Nos ancêtres ont creusé la matière de l’intérieur, respectant les racines et les formes initiales. Un examen confirmera que ce QG existe depuis des lustres. Pour sa part, l’arbre a pu frôler le millénaire avant d’être étêté et le laboratoire n’est pas aussi émoussé mais a fait son temps, les gammes de machines remontent assez loin pour nous l'induire. Cela devait être un refuge clandestin, un abri confidentiel, peut-être antinucléaire ou de surveillance, sinon nous l’aurions croisé sur nos forums... Dans une souche, il est chose assez originale... Une centrale pirate par laquelle certains esquivaient les congrès ? Ce qui expliquerait la disparité des instruments. De toutes les manières, nous ne saurons jamais qui a utilisé cette zone ni pourquoi. L’arbre n’est plus, son tronc a cependant tenu le choc et sauvé le tout, c’est l’essentiel et élude tout le reste.

Etonnement, Clovis n’est pas immédiatement monté. Toujours aussi compétent, il préfère se méfier de dysfonctions malvenues et note les inductances des puissances hertziennes, des fréquences et des stockages énergétiques. Par analogie, il en a même amèrement déduit n’avoir que peu de temps. Il faut percuter à chaud, les valeurs varient et s’effondrent obstinément. Oui ! C’est clair ! Le générateur se vide et pompe goulûment ses provisions, ultimes ressources pour son entretien. Ne le voyant pas, nous sommes redescendus et notre exubérance s’est dissipée en cinq sec.

 

p201 Page Précédente < > Page suivante

pages 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10 - 11 - 12 - 13 - 14 - 15 - 16 - 17 - 18 - 19 - 20 - 21 - 22 - 23 - 24 - 25 - 26 - 27 - 28 - 29 - 30 - 31 - 32 - 33 - 34 - 35 - 36 - 37 - 38 - 39 - 40 - 41 - 42 - 43 - 44 - 45 - 46 - 47 - 48 - 49 - 50 - 51 - 52 - 53 - 54 - 55 - 56 - 57 -

 

 

Essai philosophique et scientifique "C'est la vie" - par Emmanuelle Mairet - RECEVOIR LE LIEN VERS LE PDF, POUR S'IMPRIMER LE MANUSCRIT

 

Charte & Confidentialité / Propriété Intellectuelle / Vos droits en tant qu'auteurs

Plan de Site | Partenaires | Amis | Newsletter
me contacter : emareva@free.fr
Référencement | webdesigner / styliste | Agenda et annuaire artistes / Magazine Arts | Coloriages | Illustrateur | Banque images | infos service social
Je suis avant tout une créative, de formation styliste. Le développement internet augure d'intégrer les prestations de créations de site et de référencement… Passionnée, j'utilise la toile web aussi pour exposer mes passions, L'art et l'univers enfant. Vous connaissez mon atelier de coloriages et peut-être aussi mes talents d'illustrateur enfant… mais encore mon magazine et annuaire artistique pour les arts et artistes et le magazine enfants. Enfin, mon tout dernier né : la-visionneuse.com… résultat de mes longues et vaines recherches de visuels libres de droits. Cette banque photos est directement tirée de mes archives… là aussi, quelques photographes m'accordent leur soutien. Pensez-y, vous pouvez y partager vos photos, et vous faire une place dans l'annuaire photographes.
Annuaire photo | Annuaire Référencement | Annuaire éditions | Annuaire emarevacrea | Annuaire emareva | Annuaire enfants
URSAFF U06018900649 - CODE APE 748K - SIREN 440 361 483 - SIRET 440 361 483 000 17