Éditions emareva, Magazine et Blogs littéraires, Promotion d'auteurs, Écrivains, Littérature gratuite, Auto-édition, Auteurs et Manuscrits en ligne. Littérature et lecture gratuite en ligne, publication partielle ou intégrale de Manuscrits de littératures diverses. Bibliographies, Écrivains, Extraits de Romans, de Recueils, Articles, Promotions et Référencement Littéraires.
|
|---|
Essai philosophique et scientifique "C'est la vie" - par Emmanuelle Mairet - RECEVOIR LE LIEN VERS LE PDF et IMPRIMER LE MANUSCRITdéposé à la SDGL, et la couverture emareva© est déposée également. Une charte protège autant les auteurs que leurs lecteurs, Éditions emareva, Blogs d'auteurs et Promotion d'auteurs se voulant clair dans ses prérogatives. |
|---|
pages 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10 - 11 - 12 - 13 - 14 - 15 - 16 - 17 - 18 - 19 - 20 - 21 - 22 - 23 - 24 - 25 - 26 - 27 - 28 - 29 - 30 - 31 - 32 - 33 - 34 - 35 - 36 - 37 - 38 - 39 - 40 - 41 - 42 - 43 - 44 - 45 - 46 - 47 - 48 - 49 - 50 - 51 - 52 - 53 - 54 - 55 - 56 - 57 - |
|---|
p19 Page Précédente < > Page suivante Pour en revenir à nos moutons, nous avons hélas été maladroits et la louve nous a devancés, ne nous laissant pas aviser. Ni chasseurs dans l’âme, ni campeurs invétérés, nous nous sommes laissés trahir par notre odeur. Elle a contourné une souche et s’est postée devant nous, les yeux hagards, semblant néanmoins en bonne santé. Nous sommes allés vers elle, mais gauches, l’avons finalement effrayée et elle s’est enfuie, s’engouffrant dans une tanière. Excités, nous nous sommes précipités et sous le lierre sauvage avons vu le trou où elle s’était terrée. Celui-ci, plutôt grand et large, nous a incité a y aller. Méfiants tout de même, nous nous y sommes glissés, les uns suivant les autres, puisque décidément cette petite louve s’est déniché plus une caverne qu’un terrier. Pénétrant donc derrière elle, ceinturons allumés, avançant opiniâtrement, nous sommes restés pantois... La surprise a été entière... Très vite nous nous sommes aperçus que nous étions dans ce qui était une base. Les machines, les ordinateurs, les tabulateurs, tout y est. Et encore ! Cet endroit circulaire décline le long de ses murs un nombre invraisemblable de consoles poussiéreuses. Au milieu, trône une table lumineuse où cartographies devaient se projeter jadis. Cela n’a pas été visité depuis belle lurette, l’humidité et l’odeur nous l’induisent. Aucune trace de passage non plus, dans ce capharnaüm nous les aurions repérées. Par contre, la louve ne s’est pas montrée. Sans voix, nous avons alors scruté ce trésor dont nous n’osions guère rêver. Chacun est parti tous azimuts, observant, sondant, farfouillant... En vain nous avons même recherché le générateur… Le soir autour du feu, nous avons relaté notre aventure et sorti nos trouvailles. Les yeux se sont éclairés d’une étincelle perdue, pendant que les objets sont passés de main en main. La veillée s’est attisée de projets et de maintes suggestions. Les uns voulant participer à la sortie du lendemain, persuadés qu’eux allumeraient cet attirail. Alors que sceptiques de l’utilité propre de cette démarche, d’autres n’ont soufflé mot, préférant largement leur récent train-train et ne s’inclinant pas à le mettre en péril. Ames de prophètes, ils misent infiniment sur cette terre et la prennent comme un échappatoire à la démence que nous avons quittée. Résignés, ils trouvent de bons motifs pour se sentir mieux ainsi et involontairement sont ambassadeurs de notre équilibre, apposant les briques indispensables à notre salut. Mais pour les premiers, la technologie n’est pas en cause, seuls nos abus ont fait de nous des prisonniers. A ceux-là de défendre les aspects positifs de leurs anciens métiers, de leurs premières passions. Que ce soit l’électronique, la mécanique, la médecine ou bien des disciplines, la technique a toujours servi, il suffit de savoir en user. Les avis se sont donc franchement divisés... De longues journées d’inspection et d’infinies veillées se sont succédées, avivées d’un zèle dont j’avais oublié les bienfaits. Même si tout reste éteint à l’intérieur de ce trou, certains ne se lassent pas. Pour ma part, ces déductions m’apparaissent crédibles et Tron m’acquiesce. Je peux n’avoir aucun mérite, en revanche, mes confrères produisent bel et bien une source, ce qui a forcément une cause. Aussi, avons-nous décidé de tout prendre en considération. Nous faire passer quelques tests nous révélera la justesse de nos supputations. Cela m’évoque quelques désagréments, heureusement nous ne disposons d’aucun matériel qui puisse nous mener aux extrêmes, comme du temps de l’Arche. OK ! Sur IRIS, ils auraient illico été branchés, scannérisés et tout, et tout. Mais ici, que faire ? Sinon des essais succincts, donc arbitraires. Autant nous armer de prudence avant d’affirmer que nous répondons au dogme du sensualisme, selon lequel nos connaissances proviendraient de nos sensations. Il nous faudra alors souligner aux nôtres que dorénavant ils sont pleine translation. Non pas seulement par leurs rituels révisés, mais selon de strictes transformations internes. Dès notre arrivée, nous nous étions d’ailleurs fait la remarque. En nous voyant sortis d’un endoctrinement élitiste, nous dépêtrer tout de même et ce sans maladresse. Nous avons su nous soigner, fabriquer des baraquements, planter, cultiver, cuisiner ou nous aimer sans consigne spéciale. S’inspirant sans ambages de notre présent, s’abandonnant à ce que nous soufflait notre instinct et faisant ainsi retentir nos sens les plus secrets... Tron et moi sommes sûrs d’interférences externes qui commencent d’ailleurs à se voir sur notre physique comme sur nos attitudes. Comment s’assurer de l’absence de tout danger ? Comment ne pas nous torturer gratuitement ?
p19 Page Précédente < > Page suivante |
|---|
pages 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10 - 11 - 12 - 13 - 14 - 15 - 16 - 17 - 18 - 19 - 20 - 21 - 22 - 23 - 24 - 25 - 26 - 27 - 28 - 29 - 30 - 31 - 32 - 33 - 34 - 35 - 36 - 37 - 38 - 39 - 40 - 41 - 42 - 43 - 44 - 45 - 46 - 47 - 48 - 49 - 50 - 51 - 52 - 53 - 54 - 55 - 56 - 57 - |
|---|
Essai philosophique et scientifique "C'est la vie" - par Emmanuelle Mairet - RECEVOIR LE LIEN VERS LE PDF, POUR S'IMPRIMER LE MANUSCRIT |
|---|
Charte & Confidentialité / Propriété Intellectuelle / Vos droits en tant qu'auteursPlan de Site | Partenaires | Amis | Newsletterme contacter : emareva@free.fr
Référencement | webdesigner / styliste | Agenda et annuaire artistes / Magazine Arts | Coloriages | Illustrateur | Banque images | infos service socialAnnuaire photo | Annuaire Référencement | Annuaire éditions | Annuaire emarevacrea | Annuaire emareva | Annuaire enfantsURSAFF U06018900649 - CODE APE 748K - SIREN 440 361 483 - SIRET 440 361 483 000 17 |
|---|