Éditions emareva, Magazine et Blogs littéraires, Promotion d'auteurs, Écrivains, Littérature gratuite, Auto-édition, Auteurs et Manuscrits en ligne. Littérature et lecture gratuite en ligne, publication partielle ou intégrale de Manuscrits de littératures diverses. Bibliographies, Écrivains, Extraits de Romans, de Recueils, Articles, Promotions et Référencement Littéraires.
En nous envoyant vos projets, vous certifiez, être seul responsable et avoir les droits d'exploitation et d'auteurs des textes et images que vous nous fournissez et vous dégagez ainsi emareva de toute responsabilité, quelle qu'elle soit, et de tout recours par les ayants droit éventuels.
Acquérir l'ebook C'est la Vie par téléchargement direct : |
Attention, n'oubliez pas de cliquer sur cette image une fois votre paiement effectué, c'est ce bouton qui effectue le téléchargement de l'ebook !! |
déposé à la SDGL, et la couverture emareva© est déposée également. Une charte protège autant les auteurs que leurs lecteurs, Éditions emareva, Blogs d'auteurs et Promotion d'auteurs se voulant clair dans ses prérogatives.
p10 Page Précédente < > Page suivante
IRIS jubile de voir que ses préceptes nous ont appris de toujours nous en sortir la tête haute. Ne pas être tributaire de son destin mais l’activer positivement. La vie est trop courte pour en être le bouc émissaire et cette leçon a studieusement été retenue, promettant aux générations à venir de mieux encaisser ces souffrances rétroactives.
Nos démarcations géographiques s’alignent plus ou moins aux cartes initiales : Amérique, Europe centrale, Afrique, Asie et Océanie. Le brassage des cultures avait depuis belle lurette unifié ces territoires d’un melting-pot où les dialectes se confondaient et les genres s’associaient. L’anglo-américain, l’hispano, l’oriental et l’asiatique sont toujours en tête. Tout terrien est définitivement polyglotte. Avec cette régression importante des masses, l’impression de grande nation cosmopolite s’est accentuée. Le polythéisme rejaillit même banalement sur les lieux saints, mélangeant bien plus que les styles ou cérémonials. Notre aspiration est unilatérale face à des valeurs fondamentales que les incidences raciales ne divisent plus.
Cette cohabitation transculturelle ne rectifie en rien la sémantique de certains rituels ; au contraire, elle insiste sur les analogies et concède un recueillement à l’unisson. La méditation pure ne s’altère pas, sauve notre règne qui n’excuse plus le fanatisme et délivre un réel message de Charité, de Bonté et d’Amour. La logique et la bienséance l’emportent au prix de sanctions dont nous aurions pu nous passer. Regardons cependant de l’avant, car le temps n’est à la philosophie, bien plus à la philanthropie. Chacun doit survivre, les responsables n’ont qu’à faire tourner la société, l’individu et la nature se chargent du reste.
Avec ces années de reconversion, d’efforts spontanés et de maturité, les rapprochements se sont donc consolidés et les iniquités dissipées. La démagogie d’IRIS prouve une fois de plus ses vertus, en soulignant à quel point nous avons raison de nous y fier. Notre code ADN affiche notre parcours, sur n’importe quel computer, de n’importe quelle administration, élaborant tout à chaud. La synergie des pôles vitaux est le seul salut prévu. Les foyers accusent les impondérables sociaux et essayent de s’enivrer d’ambiances dynamisantes que tous encouragent. Les sectorisations regroupent les individus de même métier et les fonctionnarisations soldent les mégacentres suburbains. Ces immenses chaînes de production, technopoles étendues à l’échelle supérieure, socialisent les régions et renforcent les départements. Intimement liés et couvrant en moyenne 5 500 000 km2, IRIS poursuit ses réformes utilitaristes.
CHAPITRE 5
Depuis la catastrophe, bizarrement la nature a revu le jour. Comme fortifiée, elle est aujourd’hui envahissante, bien qu’elle adoucisse notre urbanisme clos. Aux larges baies vitrées, nos bâtiments ventilés se pavanent de paraître si plantureux, même si leurs alentours sont peu accueillants, renchéris d’un air ambiant étouffant et moite.
Face à la sécheresse d’autrefois, la flore s’est enfouie dans les terres… mais loin d’y disparaître, elle s’y est gorgée de quantités de ressources souterraines, pour finalement ressurgir vorace. Cette floraison s’est miraculeusement épanouie, couvrant les déserts jusqu’à déborder sur l’espace rural et émerger sous nos yeux fascinés. Le soleil est encore trop chaud mais comble la photosynthèse du végétal qui s’est muni d’un filtre inédit contre les rayons agressifs. Immédiatement, nos botanistes s’y sont penchés, d’autant qu’ainsi la végétation puise de façon inopinée le moindre oligo. Ce serait une aubaine pour nous… Certains parlent d’en dériver des combinaisons pour peut-être nous rendre une certaine mobilité. Cela dit, d’autres, bien moins optimistes, veulent s’enquérir du seuil de cette verdure qu’un zeste rendrait dévastatrice. Qu’en serait-il si elle colonisait nos fondations, si elle s’incrustait dans nos précieuses verrières, détruisant leur étanchéité ? Les parasites qui pullulent dans cette atmosphère humide et chaude nous envahiraient sans remords. D’avoir fabriqué nos enceintes est une belle anticipation certes, mais pour combien de temps ? Cette reviviscence nous estomaque tout en freinant notre expansion. Nos sondes, pourtant puissantes et parfaitement autoguidées, sont fréquemment piégées, emberlificotées par les ronces qui courent partout, imposantes et gênantes. Les arbres ont crû dans les mêmes proportions, offrant supports aux feuillages qui grimpent sans fin, sauvages et ordonnés à la fois. Sinon superbes parterres parfument aussi certaines clairières où les fleurs disposent leurs palettes inouïes... Mais en gros, hors de nos enceintes on ne peut plus poser pied…
Plus qu’un tremblement de terre apocalyptique, notre planète a entamé une réelle redistribution de ses éléments et il nous a fallu peu de temps pour confirmer ce réassort des répartitions atomiques. Comme à l’accoutumée, les Instituts se languissent de statistiques, sauf que ce n’est pas si facile de tirer des conclusions. Tout cela nous donne bien du fil à retordre. Les découvertes que nous faisons, ne serait-ce que structurelles, figurent tant de nouveautés qu’elles nous abstiennent de dresser de quelconques nomenclatures. En plus des nuisances connues, nos cytologistes discernent des agents pathogènes sournoisement favorisés et nous alarment obstinément d’éventuelles épidémies.
Les consultations s’accumulent et beaucoup sont dépistés positifs, contaminés de syndromes méconnus. Cela ouvre de nombreux dossiers et par chance, les traumatismes vus regroupent les genres ; bien que nos analyses ne déterminent pas toujours leur pathologie. Deux à trois mille cas sont d’ores et déjà indexés. En fait, il ne s’agit pas d’infections virales ou de maladies à proprement dit, mais d’altérations des paramètres normaux. En résumé, les concernés transposent certains critères innés selon des fluctuations bien personnelles.
Ces maladies, en quelques sortes psychosomatiques, dont les uniques témoins sont leurs propriétaires, se classent, alors que seul un encadré informatique les spécifie. Je me souviens du premier mimétisme original retenu. Un artiste dont les expressions se fondaient aux sentiments, à l’instar des fresques qu’il avait peintes autrefois. Nous avons là un homme caméléon dont le corps trahit l’esprit, prenant des colorations impensables selon l’instant. Cela n’a pas pu être chimiquement réitéré, mais nous en avons supposé les signifiantes.
Exemple aussi des veilleurs de nuit ou de quelques infirmiers. Les cas convergent et garantissent qu’ils vivent partiellement en léthargie. Nous savons tous le regret qu’ont toujours eu ces équipes de nuit. Pas seulement les veilleurs ou les médecins, mais aussi tout ceux qui se chargent de la maintenance des villes et préparent nos lendemains. Tous souffrent de leurs horaires décalés qui les empêchent de vivre en même temps que le reste du monde. Et bien certains ont incidemment trouvé l’astuce pour contrecarrer ce manque à gagner. Nos spectres n’ont eu aucune hésitation. Ils ont déterminé ces flux anormaux qui prouvent que ces gens ont réussi à segmenter les fonctions effectives de celles réceptives de leurs cerveaux, qu’ils gèrent d’ailleurs séparément. Ils ont appris à faire vivre leurs coprs pendant que leurs têtes se requinquent et vice versa. Cela n’a rien de farfelu. Nous le faisons tous, mais à plus petite échelle. Eux, sont parfois presque en présomnambulisme…
C’est égal aussi aux infirmières ou médecins, qui abusés par leur vocation ne se sont pas méfiés lorsqu’ils ont prodigué avec succès quelques formules non moins orthodoxes. L’inconvénient de soigner leurs patients en contractant leurs troubles, ne les torture plus. Ils le font depuis assez longtemps et le gèrent non seulement, mais profitent d’un métabolisme assez fort pour le tolérer. Leur immunité réagit radicalement. Ils ne font que prolonger ce qu’ont manié les soigneurs, magnétiseurs ou rebouteux de tout temps. Pour ma part, je trouve ces initiatives géniales. Eux, ont développé ce que je cherche à obtenir de mes puces et leurs dossiers m’ont justement aidée à circonscrire les nerfs et neurones que je voulais stimuler ?
Quoique souvent incurables, ces personnes ont vu leurs rythmes virevolter et bien que surprises ont fini par s’y résoudre, tandis que nous autres praticiens ne savons plus où donner de la tête…L’humour subsiste tout de même, nous épaulant devant tant d’ironie : nous soignons ou suivons des gens qui inconsciemment accréditent leur restructuration... Comment expliquer qu’ils s’embarquent ainsi vers à un remodelage interne irréversible ? Evidemment l’individu se découvre des facultés, mais à quel prix ? Plus il s’y prête, plus il se combine au contextuel et s’éloigne de sa propre définition. La presse, les médias, les projections extrapolent autant que souhaitable et une flopée de titres à sensations défraient la chronique... Mais les gènes passent seigneurs du monde et nous devrons nous y habituer.
Absorbés par leurs activités, nos patients s’y confondent en écrasant un transfert d’ADN... normalement immuable et c’est flippant ! Cela fait une éternité que chaque constitution humaine, animale ou végétale est déterminée ; pourtant nous assistons à des fragmentations moléculaires anormales mais réelles. En résumé, déformer l’ADN ne se faisait jusqu’alors que par transgénose ; c’est à dire par déviation d’un génome en introduisant un fragment d’ADN étranger au stade d’ovule ou d’embryon.
p10 Page Précédente < > Page suivante