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Nouvelle "L'autre France " - par Leo MarigotTextes déposés © |
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page précédente < p9 C’était une nuit d’encre, minuit passé et les bruits autour n’étaient guère rassurant sa mère était là il le savait. Bien que n’y voyant pas à deux pas, il devinait son regard entre les planches ajourées de leur case. La peur lui nouait les tripes. Plus il approchait du but, plus son cœur cognait dans sa poitrine. Progressant à quatre pattes dans l’obscurité pour être sure de pas être vu, tâtonnant pour repérer le moindre obstacle. Un chat sur son passage détala en grognant et en sifflant. Lucien sentit tout les poils de son corps se hérisser son cœur se mit à faire un boucan de tous les diables. Ces jambes tremblaient rendant plus difficile sa mission c’était pourtant simple arrivé jusqu'au marches de calypso y déverser le contenu de la fiole puis rentrer c’était aussi simple que ça .simple oui sauf si calypso le surprenait et là les choses tournerait sûrement au vinaigre. Mais au fait cette fiole que contenait elle ?La solution lui avait dit sa mère ainsi Lucien l’homme de la maison était sur le point de rendre justice. Il était au cœur de l’action, le libérateur. Il inspira une bonne bouffé d’air puis avança résolument . une fois la fiole vidée sa peur s’était envolée. Il se redressa et se dirigea vers le ponton. Une force irrésistible l’y attirait. A mesure qu’il approchait du bord une sensation de bien être l’envahissait. La surface de l’eau était lisse à peine troublée ci et là par quelques bulles remontant à la surface. MARTINEAU Célestin défit l’amarre de son embarcation. Malgré la rudesse du métier il aimait ces heures matinales pour l’apaisement qu’elles lui procuraient. Ces gestes qu’il répétait chaque matin et parfois tard la nuit étaient devenus un rituel immuable dont le seul but était d’assurer la subsistance de sa famille. Son visage était rude, creusé de sillons, ses mains tannées par le sel et des kilomètres de filets remontés. Parce qu’habitué à la solitude, que la mer soit démontée ou la pêche, médiocre il ne se plaignait qu’à lui même ou à dieu. Mais ce matin là, la trouvaille d’une montre sur le ponton augurait une bonne journée. Les aiguilles, figées indiquait onze heure trente cinq. Aussi entreprit-il de la remonter page précédente < p9 |
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