Éditions emareva, Magazine et Blogs littéraires, Promotion d'auteurs, Écrivains, Littérature gratuite, Auto-édition, Auteurs et Manuscrits en ligne

Éditions en ligne, extraits de manuscrits, romans, textes / Blogs d'auteurs et Promotion Littéraire.

Éditions emareva, Magazine et Blogs littéraires, Promotion d'auteurs, Écrivains, Littérature gratuite, Auto-édition, Auteurs et Manuscrits en ligne. Littérature et lecture gratuite en ligne, publication partielle ou intégrale de Manuscrits de littératures diverses. Bibliographies, Écrivains, Extraits de Romans, de Recueils, Articles, Promotions et Référencement Littéraires.

AccueilApartéMagazine
BiographiesBibliographiesÉditeursAnnuaireForum

Google
 

Artistes | Référencement | Création sites | Graphiste, styliste | Illustrateur jeunesse | coloriages

Nouvelle "L'autre France " - par Leo Marigot

Textes déposés ©

pages 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9

page précédente < p3 > Page suivante

Tout était claire maintenant, cet objet, maléfique par définition, n’avait été à l’origine d’aucun bonheur. La destruction avait été sa seule vocation.
Il avait de manière horrible brisée les liens entre son frère et la femme qu’il convoitait, la mettant ainsi à sa portée.
Mais André n’avait pas su, pas pus tendre les mains pour cueillir le fruit de sa trahison. Oui ! Il se souvenait de l’heure de sa mort il était onze heure trente cinq heure fatidique où il se vit sur son lit hideux, bouche et yeux écarquillés, déformés par la douleur. Il se vit d’en haut défait de cette âme, que déjà happais une fiole vorace au ventre d’abîme.
-Mathiiilde… 

La poussière aux genoux, le regard sombre comme un ciel d’orage, Mathilde versait aux tourments d’un passé tumultueux une réponse diluvienne, ses mains, tendues vers le vide, portaient à un dieu aveugle et sourd, le fardeau de sa misère et l’espoir de meilleurs lendemains.

Tant de ferveurs, tant d’assiduité, pour que ne lui parvienne toujours, que l’écho de ses propres sanglots. Des trente-trois ans de galère qu’elle traînait, elle n’avait connu aucun répit. Sa mémoire était vive comme une plaie béante, brûlante comme une terre aride où ne se risquait, le moindre mirage d’un souvenir heureux. Elle y portait autant que dans sa chair des cicatrices indélébiles. Mais bien plus que son vécu, c’était l’hypothétique avenir qui se profilait qu’elle ne pouvait se résoudre à offrir à ses enfants. Alors Mathilde pleurait et ses yeux gonflés d’amertumes, torturaient l’âme de LUCIEN. Ils étaient le reflet de son impuissance. « L’homme de la maison », comme le lui disait souvent Mathilde. Le seul et si peu digne héritier des attributs virils de son père. Le Monsieur majuscule et pourtant si minuscule Lucien Tarneau. Du haut de ses huit ans, la conscience aiguisée par la souffrance de sa mère. Lui dont le handicap majeur était celui d’être né le dernier n’avait qu’une hâte, grandir. Grandir pour ne plus être le témoin passif de cette détresse. Grandir pour agir. Ces moments là, les spasmes dont elle était sujette parfois, le terrifiaient. Ces sœurs et lui avaient bien souvent du faire appel aux voisins, tant parfois les crises étaient violentes. Autant que la colère et le désespoir qu’éprouvait Mathilde. Comme ce jour, où elle avait mordue puis mastiqué, les éclats du verre qu’il avait porté à ses lèvres pour la désaltérer. Elle avait cent fois fait le récit de ce drame qui s’était déroulé cinq ans auparavant le revivant tout aussi intensément maudissant son père et sa négritude.
Elle avait eu tort, c’est sûr, de le quitter. Sinon comment expliquer la sauvagerie avec laquelle il l’avait poignardé. Tort de n’être qu’une femme ou plus sûrement tort d’opposer la fuite à la violence conjugale.
Sans doute était-ce pour tous cela que Bruno était venue la trouver dans ce quartier de Post-colon où elle s’était réfugiée avec les enfants. Il avait d’abord tenté de la persuader de rentrer, mais la discussion avait très vite dégénérée pour finir en un bain de sang. Celui de Mathilde. Les portes des voisins restant désespérément closes elle avait du pour échapper à une issue fatale se cacher dans un poulailler. Puis une fois tout danger éloigné elle avait
parcouru à pied alors qu’elle se vidait de sa sève les trois kilomètres qui la séparaient de l’hôpital.

page précédente < p3 > Page suivante

pages 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9

Nouvelle "L'autre France " - par Leo Marigot

Charte & Confidentialité / Propriété Intellectuelle / Vos droits en tant qu'auteurs

Plan de Site | Partenaires | Amis | Newsletter
me contacter : emareva@free.fr
Référencement | webdesigner / styliste | Agenda et annuaire artistes / Magazine Arts | Coloriages | Illustrateur | Banque images | infos service social
Je suis avant tout une créative, de formation styliste. Le développement internet augure d'intégrer les prestations de créations de site et de référencement… Passionnée, j'utilise la toile web aussi pour exposer mes passions, L'art et l'univers enfant. Vous connaissez mon atelier de coloriages et peut-être aussi mes talents d'illustrateur enfant… mais encore mon magazine et annuaire artistique pour les arts et artistes et le magazine enfants. Enfin, mon tout dernier né : la-visionneuse.com… résultat de mes longues et vaines recherches de visuels libres de droits. Cette banque photos est directement tirée de mes archives… là aussi, quelques photographes m'accordent leur soutien. Pensez-y, vous pouvez y partager vos photos, et vous faire une place dans l'annuaire photographes.
Annuaire photo | Annuaire Référencement | Annuaire éditions | Annuaire emarevacrea | Annuaire emareva | Annuaire enfants
URSAFF U06018900649 - CODE APE 748K - SIREN 440 361 483 - SIRET 440 361 483 000 17