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Il éjaculait d'infantiles pièces de théâtre à 8 ans, il écrivait et mettait en scène le spectacle de fin d'année... Enfin, je. Depuis toujours, je n'ai d'amour que pour les mots et leur musique. Devenue sérieuse dans les années lycée, la littérature s'est infiltrée en moi, et j'ai compris alors, qu'il n'y avait rien de plus vrai, de plus PUR. Je me suis lassé du système scolaire après l'obtention du baccalauréat littéraire. Ma vie, et je la veux ainsi, n'est faite que de compositions de chansons, et d'écriture. Jour et nuit. J'ai décidé plus récemment, une bonne année, mettons, de faire cela sérieusement. Comme un travail, mais toujours avec plaisir et enthousiasme, sinon point d'intérêt. Comme disait Hemingway, j'apprend à être écrivain. J'absorbe les littératures de tous horizons, et arbore en bandouillère, mon dictionnaire. La littérature, se fait de plus en plus molle et vaniteuse. Revenons au sentiment simple, oublions la littérature engagé et la philosophie. La littérature, c'est la trace d'une époque. Ne nous mentons pas à nous même.
MARTIN LEVINTEC
Cet oiseau volait sur le sol.
Il se sentait seul.
Il rêvait au bonheur et voulait
Connaître l'effet d'une marche dans le ciel.
Il enviait l'humain, baroudeur des nuages,
Etant contraint de virevolter sur cette terre humide.
Lui vint cette idée, d'apparence peu avisée,
Qu'ils pourraient, volatiles terrestres,
Tenter une marche dans ce ciel si lointain.
Cherchant en vain, un ami au bec sec,
Qui l'accompagnerait, pour montre
Aux humains la relativité de leur destin.
Résigné et dépité, il vendit sa belle cage,
Et dans cette rage du désir non accompli,
Se procura de solides chaussures,
Le rapprochant de son but où luisait l'azur.
Mais dans un de ces sentiers escarpés,
Il butta sur un trou, où il vit gisant,
Le corps de son frère, de la même entreprise
Ayant péri, sous l'arrogance des humains ricanant.
Vin De La NuitOn s'enivre Pour lire Pour ne voir Ni la rancoeur Juste submergé D'un noir d'ébène L'encre se déverse Dans ma gorge Je suis assoiffé Je bois l'essence De l'écriture Ou, peut-être Me nois-je dans la Décadence
Prose en Fa# MajeurEclair d'esprit, l'oreille attendrie. Tout se mêle, résonne et s'enchaîne. Folle attraction, subtile compréhension. Caché, attentif, se nourrissant de ces notes, de ces mots. Tout ce qui sommeillait, entame un doux réveil, Dièsé par le fleuve tumultueux, on apprécie la sûreté en cette harmonisée. Lecture chantée, cherchant justesse, voguant sur la tonalité, entre joie De la vie |
WOMANQuel spectacle qu'une soirée à thème Tous en peine, ils sourient SADE Cuir et résille Provocation Ivre de la vanité qui grouille Une belle sourit et s'intrigue D'où viens-tu Pas loin Tu es aussi en architecture Non. J'existe à peine Tu es triste Parfois. Tu es la plus belle de la nuit Je connais. Bien essayé Peur Tu sais, même ivre, tu restes très belle Tu l'as déjà dit. T'auras rien de moi. Pourquoi Je veux juste un sourire, un café qui ranime Peut être la terre tremblera Sûrement que la marée nous attend Mais cette nuit Et je préfère vous laisser pourrir dans votre théorie. |
IntrospectionLa page est blanche J'écris ? T'as que'que chose à dire ? Ouais. Et toi ? Non. Tu penses à quoi ? A la page Blanche Non. Plus maintenant Si, c'est justement le problème J'ai le sentiment. Pas le mot. Cela m'avance bien Comme une vague qui s'écrase sur ton front Un syphon BEANT Et tout mon âme s'y engouffre dedans Tu n'as pas l'air bien Pourtant je respire Tes yeux suffoquent Ma main tremble. J'écris de travers Tu écris Sur le bien d'être mal Le mal c'est pour ceux qui pensent Mais cela plait à tous Car finalement Moi. J'y retourne |